Pécresse, an I : le PS dresse le bilan

Quasiment un an après l’élection de Valérie Pécresse à la tête de l’Île-de-France, le groupe socialiste au conseil régional reproche à l’élue LR une gouvernance « sourde » et « peu ambitieuse ».

Établir un bilan un an après le début d’un mandat est certes légèrement prématuré, mais cela permet de comprendre la direction que va prendre la suite du quinquennat de Valérie Pécresse à la tête de la région Île-de-France. Carlos da Silva, président du groupe socialiste et républicain au conseil régional, a dressé, le 13 décembre, un tableau peu flatteur d’une gouvernance qu’il juge remplie de promesses non-tenues. En ligne de mire, les transports, la santé et l’associatif, trois points qui ont provoqué de lourds désaccords au sein du conseil régional.

Des transports « pour les amis » ?

Outre les coupes budgétaires qui touchent tous les domaines de la région Île-de-France, la distribution des fonds alloués sent le favoritisme, estime le groupe socialiste. Celui-ci juge quelque peu étrange l’annonce de la rénovation de la ligne 10 du métro pour 2023, et ce avant les lignes 7 et 8. La ligne 10 ne passe-t-elle pas par des quartiers aisés (et notamment le 16e arrondissement de Paris où les habitants sont largement favorables à l’élue LR), font remarquer les socialistes ? Tant pis pour les lignes 7 et 8, qui transportent 225 millions de voyageurs, mais qui devront attendre 2035…

Le budget de la santé divisé de moitié

L’une des mesures phares du début de mandat de Valérie Pécresse a probablement été l’arrêt du versement de l’aide médicale d’État aux étrangers en situation irrégulière, ainsi que la fin des tarifs préférentiels dont ils bénéficiaient sur le passe navigo. Une réforme qui, selon Ramatoulaye Sall, membre du groupe socialiste et républicain au conseil régional, « représente une atteinte aux valeurs d’accueil de la République française« .

Vis-à-vis du récent pic de pollution, qui menace de se répéter, Carlos da Silva dénonce le peu d’action concrète de la présidente, notamment sur le projet de financement de 1000 bus supplémentaires pour la région parisienne. Ceux-ci auraient pu améliorer la qualité de l’air et désengorger les rues et boulevards.

Un tissu associatif fragilisé

Dans le but de rééquilibrer la balance de l’Île-de-France, première région économique européenne, Valérie Pécresse a décidé de faire en sorte que les associations consomment moins que les crédits qui leur sont habituellement accordés. Résultat : une économie non-négligeable de 14 millions d’euros.

Finalement, la ligne choisie par la nouvelle présidente semble être celle d’une coupe budgétaire généralisée qui augmentera les recettes de la région, mais fragilisera de nombreuses infrastructures, notamment dans les domaines des transports et de l’associatif.

Martin Dawance

 

 

Écrit par iejpedago