Paris la nuit : pourquoi les bars mettent la clé sous la porte

Quand certains se plaignent du bruit des voitures sur le périphérique, d’autres s’indignent contre les noctambules parisiens. Depuis novembre 2014, Clément Léon a été élu Maire de la nuit à Paris. Entre les fermetures de bars et les associations de riverains révoltés, l’avenir de la nuit parisienne est défiée au bras de fer.

Clément Léon, 32ans, Maire de la nuit à Paris crédit : Facebook

Clément Léon, 32ans, Maire de la nuit à Paris
crédit : Facebook

Les réglementations s’accumulent, interdiction de sortir du bar avec son verre, fermeture à 2 heures, création de brigades anti-bruit : la ville lumière s’endort. En 2014, environ 2000 enseignes ont mis la clé sous la porte, « soit six fermetures par jour » a déclaré Bernard Boutboul, directeur général de Gira conseil à l’AFP. Mais le bruit n’est pas le seul problème, depuis la loi de 2008 et l’interdiction de fumer dans les bars, la clientèle devient de plus en plus casanière.

Le réseau Vivre Paris! organise tous les mois des réunions, leur objectif, mettre la pression sur la Ville et mettre fin à ces soirées qu’ils jugent interminables. « Force est de constater qu’en 4 ans, rien n’a changé. On nous propose de repartir dans un cycle de discussion. Ce n’est pas ce qu’on veut. Maintenant, il faut agir » s’indigne Gilles Pourbaix, porte-parole du collectif.

Pour Jérémy, jeune entrepreneur qui a ouvert son bar l’année dernière à Pigalle : « C’est très dur, on a dû annuler des grosses soirées. On perd un chiffre d’affaire conséquent. » Face à ces tensions, de plus en plus de boîtes ouvrent en périphérie de Paris : Saint-Denis, Issy-les-moulineaux ou encore Montreuil.

 

Mathilde Lopes

Écrit par amb