Paris 2024, un budget à 6 milliards d’euros

La campagne de Paris à l’organisation des Jeux olympiques 2024 est lancée. La capitale française a réalisé une première étude de faisabilité, qui établit un premier horizon des dépenses à effectuer. Et l’heure est aux économies. 

Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux premiers rapports de faisabilité. Mais voilà les premières lignes du projet dévoilées. Et selon l’étude d’opportunité du Comité Français du Sport Internationale (CFSI), le montant provisoire du budget de la candidature parisienne s’élève à 6,2 milliards d’euros.

Comme le veut la règle, tacite, depuis l’édition de Londres en 2012, les villes ne doivent pas présenter de budget mirobolant. Paris ne déroge donc pas à la règle et propose un budget resserré, bien en dessous des 12 milliards dépensés par Londres. Dans le détail, les six milliards alloués sont divisés en deux parties : trois serviront à l’organisation tandis que les trois autres permettront de concevoir et d’améliorer les infrastructures.

Dans cette dernière tranche, plus de la moitié (1,7 milliards) sera consacrée à la construction du village olympique. Selon le rapport, cet investissement est justifié car il permet de participer « à l’effort de construction en logements manquants en ÎledeFrance ». Le village sera en effet recyclé en logements après les Olympiades. Dans ce même volet, 200 millions ont été attribués « à la nécessaire mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite de certaines infrastructures de transport ».

Une aide du CIO

Dans son rapport, le CFSI a tenu à insister sur le fait que l’organisation de ces Jeux Olympiques ne coûtera pas aussi cher que prévu. Le Comité International Olympique (CIO) versera en effet un peu moins de 2 milliards de dollars. Cette participation sur l’organisation intègre celles des fonds privés, qui financera 97% de cette tranche.

En ce qui concerne le financement des infrastructures, la participation publique s’élève à 49,5%, soit 1, 485 milliards. Une somme qui est à tempérer, puisqu’elle prend en compte la construction du village olympique, considéré comme un « financement mixte » et lié aux potentielles reconversions du lieu, qui accueillera à l’avenir 30% de bâtiments publics et 70% de privés.

N’étant cependant qu’au début de sa campagne, le CFSI recommande de faire attention, « les délais de réalisation de l’étude [n’ayant] pas permis de faire une analyse détaillée de l’ensemble des scénarios ».

Florian Huvier

Écrit par rtf