Paris 2024 : les promesses seront-elles tenues  ?

Le budget prévu par Paris pour l’organisation des Jeux olympiques 2024 s’élève à 6 milliards d’euros. Une somme raisonnable qui sera, s’y l’on se réfère aux exemples du passé, difficile de ne pas dépasser.

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La maire de Paris est claire : si Paris est choisi pour accueillir les Jeux Olympique en 2024, la capitale ne dépassera pas son budget prévisionnel : « Les jeux dispendieux, je crois que ce n’est plus du tout d’actualité », assure Anne Hidalgo. Thierry Braillard, le secrétaire d’Etat aux Sports va dans son sens : « Cette candidature part bien parce qu’elle est maîtrisée ». Celles de Séoul en 1988, de Barcelone en 1992, d’Atlanta en 1996, de Sydney en 2000, d’Athènes en 2004, de Pékin en 2008 et de Londres en 2012 devaient aussi l’être.

Cependant, aucune de ces villes n’a respecté son budget initial. Toutes l’ont dépassé. Très largement pour certaines : plus du double pour Séoul et Barcelone, le triple pour Londres. La capitale britannique avait pourtant un budget prévisionnel similaire à celui de Paris. L’organisation des JO 2012 leur aura finalement couté 11,3 millions d’euros.

En ce qui concerne les Jeux de Pékin en 2008, le coût a été multiplié par 11 par rapport au budget initial.
Depuis 30 ans, aucun dossier choisi pour recevoir les Jeux n’a respecté ses promesses. Pour les JO de Rio, qui auront lieu en 2016, le budget initial était de 10 milliards d’euros, il a déjà été relevé à 13 milliards ! Et ce ne sera sûrement pas suffisant. Concernant la candidature de Tokyo pour 2020, le budget initial est équivalent à celui de la France pour 2024 : environ 6 milliards d’euros.

Paris veut recycler

La question est alors de savoir pourquoi la ville Paris réussirait là où tout le monde a échoué lors des trois dernières décennies. Si la dépense pour les Jeux dépasse souvent largement les prévisions, c’est en raison des coûts des infrastructures extra-sportives : la construction d’un nouvel aéroport à Pékin en 2008, d’un train à grande vitesse à Londres en 2012, d’une station de ski à Sotchi en 2014, sont les exemples les plus récents. C’est sur ce point que Paris compte faire des économies. La ville veut en effet s’appuyer sur les installations déjà existantes, les rénover plutôt que les reconstruire. Concernant le village olympique qui lui sera construit, il devrait être transformé en logements après les Jeux. Enfin, le développement du réseau de transport a déjà été voté dans le cadre du Grand Paris. De ce fait, il n’empiéterait pas sur le budget pour les Olympiades 2024.

Arthur Lombard et Thomas Cahot 

Écrit par rtf