Pack de mesures anti-corruption au Brésil

Que faire quand son pays est rongé par la corruption ? Alors que des scandales explosent et se rapprochent du gouvernement, Dilma Roussef ne compte pas en rester là.

Un Brésil sans corruption, utopie ? Pas selon la présidente Dilma Roussef. En plein scandale Petrobas qui éclabousse une bonne partie de sa coalition parlementaire, celle qui a été réélue le 26 octobre dernier pour un mandat de 4 ans vient d’annoncer un pack de mesures spéciales.

Dilma Rousseff a érigé en cheval de bataille la lutte contre la corruption, comme l’avait fait son mentor Lula.  Dans un discours prononcé hier, elle a annoncé vouloir rendre la détention de caisse noire par les partis politiques criminelle.  Outre cette mesure, le gouvernement envisage d’étendre l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge à toute personne postulant à un poste de responsabilité publique.

Des réformes très populaires, voire populistes pour certains partis de l’opposition. Ces annonces viennent dans un climat particulier puisque la présidente est à un niveau de popularité catastrophique de 13%.  Des chiffres ont plongé suite aux révélations sur la société pétrolière Petrobas. L’entreprise brésilienne aurait versé des pots de vin à différentes personnalités dont 12 députés et le trésorier  du parti présidentiel.

Reste à voir si ces mesures fonctionneront dans un pays où l’on estime le coût de la corruption à 51 milliards d’euros.

Anthony Audureau

 

Écrit par theoanthony