Obama accuse Poutine des piratages qui ont perturbé la campagne de Clinton

Ce jeudi, le président Obama, dans un entretien à la radio NPR, accuse directement son homologue russe d’être impliqué dans les piratages qui ont perturbé l’élection présidentielle américaine. 

Pour beaucoup si Hillary Clinton a perdu la présidentielle c’est en grande partie due à la publication des mails diplomatiques qu’elle a envoyé avec un ordinateur personnel. Cette publication était la conséquence directe d’un vaste piratage.

Le 9 décembre, le président américain avait ordonné aux services secrets de préparer un rapport sur les cyberattaques liées aux élections. Ce rapport de la CIA qui a fuité dans la presse soutient que la Russie a interféré dans la présidentielle américaine pour aider Donald Trump à gagner. Les renseignements estiment que l’objectif de la Russie était de favoriser un candidat par rapport à un autre.

 

Aujourd’hui, le président ne mâche plus ses mots puisqu’il a ouvertement accusé Vladimir Poutine d’être à l’origine de ce piratage et de cette déstabilisation. Surtout, il prévient le russe que les États-Unis ne resteront pas sans rien faire.

Nous devons prendre des mesures, et nous les prendrons au moment et à l’endroit que nous choisirons. Certaines pourront être explicites et publiques, d’autres ne le seront peut-être pas. M. Poutine est parfaitement au courant de mon ressenti sur le sujet, car je lui en ai parlé directement.

 

De son coté, l’intéressé a réagi sur le ton de l’humour dans un discours sur les relations internationales devant des experts et anciens dirigeants étrangers invités par le club Valdaï à Sotchi (sud)

« Parmi les problèmes mythiques, imaginaires, on trouve l’hystérie, je ne peux pas dire autrement, qui s’est développée aux Etats-Unis concernant l’influence qu’aurait la Russie sur l’élection présidentielle. On pourrait penser qu’il existe aux Etats-Unis une multitude de problèmes brûlants (…) Mais visiblement, l’élite n’a rien d’autre à dire, n’a rien d’autre pour calmer la société, et il est donc plus facile d’attirer l’attention des gens sur les soi-disant pirates informatiques, espions, agents d’influence russes. »

Arthur RENIER

Écrit par iejpedago