Nuit d’horreur à Alep

Alors que les forces de Bachar al-Assad sont sur le point de prendre la ville, les journalistes et témoins sur place décrivent des scènes d’atrocités.

C’est sûrement la fin de la rébellion contre le régime syrien. Quatre semaines d’offensives intenses, et une nuit d’horreur. Depuis le début de la guerre civile, en mars 2011, il s’agit de la plus grande défaite des groupes rebelles. Un changement de pouvoir dans la ville d’Alep qui se fait dans le sang. Les observateurs sur place dénoncent le massacre en masse de civils et une nuit qui ressemble à une phase finale des offensives.

Laura-Maï Gaveriaux, reporter de guerre spécialisée en Irak, Syrie et Turquie, a du mal à avoir des informations claires de ses sources sur-place. Les derniers messages reçus sont alarmants.

Ban Ki-Moon, s’est « alarmé » de ces « atrocités en apprenant les exécutions de civils, tout en soulignant que les Nations unies ne peuvent vérifier directement ces information », d’après un communiqué de Stéphane Dujarric, porte parole du secrétaire général de l’ONU.

Les témoignages et les infos qui nous parviennent ont fait réagir bon nombre de personnes sur les réseaux sociaux. Beaucoup soulignent le manque d’implication de l’ONU, et une réaction aussi tardive qu’inutile.

Chacun tente d’avoir les information qu’il peut, et de les relayer. Mais plus les heures passent, plus cela devient compliqué. Ceux qui ont des proches sur place assistent pour la plupart avec impuissance à un silence radio soudain, qui fait perdre tout espoir. Peu ont des signes de vie.

L’équipe de « Quotidien » qui suit la vie d’un habitant d’Alep depuis plusieurs semaines a toutefois donné des nouvelles rassurantes de son « contact ».

 

Koceila Bouaich

Écrit par iejpedago