Notre-Dame-des-Landes : la justice a tranché

Plus de doute sur le sort de la « zone à défendre ». Ce lundi 25 janvier, le Tribunal de grande instance (TGI) de Nantes a approuvé les dernières expulsions. Les habitants du bocage où doit être construit le futur aéroport sont priés d’évacuer la zone. Huit des onzes familles se sont toutefois vu accorder un délai de deux mois pour quitter les lieux. La fin pour une procédure judiciaire reprise en octobre 2015.

Les travaux avaient été suspendus à l’automne 2012 par les opposants à l’aéroport. De nombreuses manifestations, d’abord paysannes, puis écologistes et altermondialistes, contraignent l’Etat à suspendre les travaux le 29 janvier 2013. La « zone d’aménagement différé » est renommée « zone à défendre » par les militants anti-aéroport.

Les premières contestations d’agriculteurs datent de 1972

Pour Rajess Ramdenie, il y avait « urgence à faire place nette ». L’ordonnance d’expropriation du préfet datait en effet de janvier 2012 et avait une durée de 5 ans. Elle expire donc en 2017.

Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes date des années 1960. En plein dans les Trentes Glorieuses, il a été décidé de remplacer l’aéroport de Château-Bougon (aujourd’hui Nantes-Atlantique), par un nouvel aéroport desservant la Bretagne et les Pays de la Loire. Le site de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, a été jugé comme étant le plus adapté par le Service technique des Bases aériennes. Les premières contestations d’agriculteurs datent de 1972. Après plusieurs décennies de latence, c’est le maire de Nantes Jean-Marc Ayrault qui a ressorti le projet en 2000. Le même qui, douze ans plus tard, a fait suspendre les travaux à cause des zadistes.

Mathieu PAPION

Écrit par Mathieu Papion