Non, le gouvernement ne financera pas les routes avec des vignettes

Il n’y aura pas de décoration supplémentaire sur votre pare-brise. Le gouvernement a démenti vouloir financer l’entretien du réseau routier français avec une vignette « anti nids-de-poule ».

La moitié des marquages au sol absents, des nids-de-poules qui se multiplient, un bitume qui perd en adhérence et devient glissant : l’état des routes françaises se dégrade. Si bien que la France jusqu’ici en tête du classement mondial pour la qualité de son maillage est récemment descendu à la septième position. Loin d’un simple problème esthétique, cela risque d’avoir des répercussions considérables sur le nombre d’accidents. Un constat qui ne peut qu’inquiéter : depuis 2014 le nombre d’accidents a connu une hausse inédite depuis 1972.

Missionné par Elisabeth Borne, la ministre des Transports, un comité d’experts cherche donc à trouver un moyen de lutter contre la dégradation des routes. Mais l’argent étant le nerf de la guerre, il faut trouver des moyens financiers. Néanmoins, ils ne proviendront pas de vignettes « anti nids-de-poule ». Le ministère contacté à la mi-journée par l’Agence France Presse a démenti ce matin l’annonce du Parisien : « Il n’a jamais été envisagé d’instaurer une vignette sur les automobilistes. »

Selon le quotidien, il aurait fallu débourser entre 75 et 125€ par voiture pour atteindre les cinq milliards d’euros nécessaires chaque année.

Les politiques avaient aussitôt récupéré l’information. Florian Philippot, le président de la formation Les Patriotes dénonçait par exemple le désengagement de l’Etat dans l’entretien des routes. Quand le député de l’Essonne et Président de Debout la France pointait du doigt le matraquage que subissent selon lui les automobilistes.

A l’inverse, le Huffington Post, avance d’autres hypothèses. Il pourrait par exemple être question d’augmenter la taxe sur l’essence ou encore de facturer au kilomètre la circulation des camions comme des voitures. Les solutions des experts seront néanmoins présentées le mois prochain.

Camille Bardin

Écrit par IEJ3A