Moscou, maitre du jeu en Syrie

Il y a deux ans maintenant, la Russie intervenait en faveur du régime de Bachar al-Assad. Aujourd’hui, son poids politique et économique est sans appel et Vladimir Poutine a la main mise sur la Syrie lui permettant d’affirmer sa puissance sur le Moyen-Orient.

Lutter contre l’EI
Lutter contre la menace terroriste, c’était le but premier de la Russie sur le territoire syrien. La Russie a pour principale tâche en Syrie, « l’élimination complète de l’État islamique, qui nécessitera de collaborer avec tous ceux qui affronteront les djihadistes » selon l’expert russe Anton Lavrov. Grâce au soutien de l’armée russe, l’armée syrienne aurait chassée 85% des islamistes du territoire. Moscou célèbre donc les victoires de ces derniers mois, il a sauvé le régime et combattu avec ferveur les forces rebelles.

La Russie s’implante militairement
En plus de cette initiative militaire, la Russie s’implante doucement sur le plan politique de la Syrie. A Tartous, elle a confirmé son implantation dans la base navale méditerranéenne, elle a également construit une base aérienne à Hmeimim, au sud-est de Lattaquié. Londres, Paris et Washington sont mis sur la touche dans cette crise syrienne. L’Arabie Saoudite quand à elle, a accepté de réduire son intervention en Syrie tandis que Ankara fait la paix avec Moscou, laissant le champs libre.

Dialogue avec les forces kurdes syriennes
Les forces kurdes syriennes ont d’ailleurs décidé d’entamer un dialogue avec Moscou. Le groupe estime que des représentants kurdes doivent être inclus dans le processus de négociations à Genève et à Astana. Une revendication qui pose des soucis dans les relations turco-russes. Ce lundi 13 novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan était d’ailleurs attendu par Vladimir Poutine à Sotchi. La rencontre entre les deux présidents visait à aplanir leur désaccord croissant au sujet des Kurdes syriens du Parti de l’union démocratique (PYD), que la Russie protège et que la Turquie combat.

Au niveau international
La Russie se fait aussi maitre du jeu à l’ONU où elle à récemment déposé son véto concernant l’enquête sur l’utilisation d’arme chimique en Syrie. Le texte russe demandait une révision de la mission du JIM et un gel de son dernier rapport impliquant le régime de Bachar al-Assad dans une attaque au gaz sarin en avril.

L’implication de la Russie en Syrie est donc présente, tant sur le plan militaire que sur le plan politique, autant au niveau syrien, qu’au niveau international. Ses multiples victoires ont renforcé sa légitimité de la présence de la Russie sur le territoire Syrien, et son aide en devient presque indispensable.

Écrit par IEJ3A

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