Mort d’Ettore Scola : Les adieux d’un révolutionnaire

Ettore Scola (1983) A 84 ans, « le dernier grand réalisateur italien » Ettore Scola est décédé mardi, à Rome. Homme de gauche engagé, ses films imprégnés d’enjeux politiques ont fait d’Ettore Scola un cinéaste révolutionnaire.

 

Le réalisateur n’est pas parti seul. Avec lui, il a emmené Ettore le dessinateur de presse satirique, le scénariste et l’écrivain. Mais la plus grande perte pour l’Italie est celle d’un artiste de conviction. « Nous nous sommes tant aimés » et « Une journée particulière » sont les films les plus marquants de la carrière du réalisateur.

 

« Le monde nous a changé »

Avec « Nous nous sommes tant aimé », Ettore Scola s’offre la reconnaissance du public et de la profession à l’international. Il raconte l’histoire de trois amis anciens maquisards en 1944 qui, se retrouvant des années plus tard dans une Italie libérée, peinent à se comprendre « nous voulions changer le monde, mais le monde nous a changé » dit l’un des protagonistes.

Dans « Une journée particulière », on suit Antonnieta et Gabriele, jeune femme soumise au devoir conjugal et intellectuel homosexuel menacé de déportation, en pleine période fasciste italienne (1938).

 

Le militant

Le « Maestro » était certainement le plus politique des réalisateurs de comédies italiennes. Inspiré de Rosselini et Fellini, il dépeint la réalité sociale, humaine et politique italienne, avec ironie. Fervent Homme de gauche, il rejoint le parti communiste italien (PCI), jusqu’à même devenir ministre de la culture d’un cabinet fantôme en 1989, à créé a l’initiative des dirigeants politiques italiens.

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Le mardi 19 janvier Ettore Scola faisait ses derniers adieux. Ses premiers ont eu lieu en 2011, alors qu’il s’apprêtait à tourner un film avec Gérard Depardieu, il abandonne le projet, et tire sa révérence au cinéma « je ne veux pas devenir comme ces vieilles dames qui continuent à mettre du rouge et des talons aiguilles pour rester avec les jeunes »

 

Lina El Arabi

Écrit par Lina Elarabi