Mort de Fidel Castro : les dirigeants du monde n’ont pas tous fait le déplacement

Absences et présences ont montré à quel point la figure du Lider maximo Fidel Castro bénéficiait d’une image contrastée dans le monde. Entre admiration pour son combat révolutionnaire et anti-impérialiste, condamnation d’un régime répressif et dictatorial qui opprime les Cubains depuis plus de cinquante ans.

Ce mardi soir 29 novembre, place de la Révolution, au centre de la capitale cubaine, les dirigeants du monde se sont fait rares. En effet, de nombreux chefs d’État et de gouvernement ont préféré snober les obsèques de l’ancien leader de la révolution cubaine, Fidel Castro, décédé vendredi 25 novembre. Des places vacantes qui illustrent le malaise de certains gouvernants vis-à-vis de l’héritage de l’ex-président cubain.

Parmi les absents, le président américain Barack Obama. Une absence notable mais pas étonnante dans la mesure où le rétablissement des relations diplomatiques entre La Havane et Washington n’a pu se faire que grâce au retrait total de Fidel Castro des affaires. Critiqué pour son hommage à l’ex-président cubain, le premier ministre canadien Justin Trudeau était également absent. Malgré la profonde amitié qui lia son père, Pierre Elliott Trudeau, au « Comandante ». Le président français François Hollande s’est fait quant à lui représenter par la numéro trois du gouvernement, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal. La Premier ministre britannique Theresa May a elle aussi boudé la cérémonie. L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, qui a rencontré Fidel Castro à cinq reprises, a fait le déplacement à la place de la chancelière allemande Angela Merkel. L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos représentait son fils le roi Felipe VI.

 

Quant à la Chine et l’Iran, pourtant pays amis de Cuba, ils n’ont pas envoyé leurs dirigeants respectifs, mais leurs vice-présidents. Le Russe Vladimir Poutine n’y était pas non plus. Cependant, vingt pays amis étaient présents. Notamment la gauche latino-américaine, à la laquelle la révolution cubaine avait donné l’inspiration, représentée par les présidents d’Équateur Rafael Correa, de Bolivie Evo Morales, du Venezuela Nicolas Maduro, ou encore du Nicaragua Daniel Ortega.
Au niveau européen, le seul dirigeant de premier plan à avoir fait le déplacement était en réalité le premier ministre grec Alexis Tsipras.

 

 

 

 

Florence Peroumal

Écrit par Florence Peroumal