Mort d’Ahmed Chalabi, un aventurier hors du commun

Selon Haitham al Jabouri, secrétaire de la commission des Finances du Parlement, des assistants ont trouvé mort Ahmed Chabali à son domicile, situé à Bagdad. Les chaînes de télévisions locales ont confirmé et annoncé que l’homme politique irakien de 71 ans est décédé d’une crise cardiaque. Retour sur le parcours d’un homme atypique.

Ahmed Chalabi est l’un des principaux instigateurs de l’invasion de son pays, l’Irak, par les États Unis en 2003. Le politicien de confession chiite, alors président de la commission des Finances du Parlement, avait contribué à convaincre le Gouvernement de G.Bush à renverser le dictateur sunnite Sadam Hussein, en amplifiant la menace des armes de destruction massives ainsi que ses liens supposés avec la branche islamique Al-Qaida.

À l’époque, l’administration Bush voyait en lui le potentiel futur leader de l’Irak. Cependant, Chalabi est tombé en disgrâce à ses yeux dès 2004. Pour cause, ce dernier était soupçonné d’avoir trahi les États-Unis en révélant certains secrets à l’Iran.

L’opposant de Saddam Hussein n’était pas un ange, son passé sombre en témoigne. L’Irakien a notamment été condamné pour avoir détourné des centaines de millions de dollars à la deuxième plus grande banque de Jordanie, qu’il avait lui même fondé en 1977.

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Néanmoins, c’est lors de sa fuite à Londres afin d’éviter ce procès qu’il a été le plus à même de mener ses ambitions politiques, en tissant des liens avec des exilés irakiens dont l’influence est colossale.

Malgré une réputation défectueuse, Ahmed Chalabi était revenu sur le devant de la scène en juin 2014. D’après le New York Times, il était un candidat à la succession du premier ministre de l’époque, Nouri Al-Maliki.

Emerson Martins

Écrit par emerson martins