Miss France est de retour, les critiques aussi

Samedi 17 décembre sur TF1 aura lieu la 87e édition Miss France. Apparue pour la première fois à la télévision en 1987, l’élection de « la plus belle femme de France » est devenue une tradition qui ne passe toujours pas chez certaines personnes.

L’Arena de Montpellier affichera complet ce samedi 17 décembre. Les Héraultais assisteront à la sempiternelle élection de « la plus belle femme de France ». 30 jeunes femmes de régions différentes, âgées entre 18 et 24 ans, espèrent devenir Miss France 2017.

Forcément, l’élection fera des heureux : Endemol, le producteur, facture l’émission plus de 3 millions d’euros, TF1 génère en moyenne plus de 4,70 millions d’euros en recettes publicitaires depuis 2005. Miss France est également une valeur sûre en terme d’audiences, depuis 2006, l’élection réunie en moyenne plus de 7,9 millions de téléspectateurs et 38 % de part de marché. Miss France est une formidable opportunité pour la gagnante. Selon les Échos , au-delà de la notoriété importante, la gagnante aura une année chargée en voyage, en cadeaux (l’équivalent de 100.000 euros) et un changement radical de son mode de vie. Généralement étudiante, les nouvelles Miss France bénéficient d’un appartement sur Paris XVII ainsi que d’un salaire mensuel moyen de 5.000€.

« Représentation stéréotypée de la beauté »

Chaque année, le concours de beauté est victime de critiques. On lui reproche d’être ringard et stéréotypée selon Claire Serre-Combe, porte-parole de l’association féministe à l’AFP.

« Le plus problématique est que le concours Miss France, ultra médiatisé, impose des stéréotypes physiques irréels, sans compter le culte de la pureté avec des concurrentes sans petits amis. Cette mise en concurrence à une heure de grande écoute, entraîne beaucoup de souffrance pour d’autres femmes qui ne font pas 1,75m pour 50 kilos », déclare la porte-parole d’Osez le féminisme.

Quelques jours auparavant, c’était au tour de l’actrice Michelle Laroque de critiquer l’élection : « C’est vrai que sans être féministe, je n’aime pas forcément qu’on présente les filles uniquement pour ce que leur physique peut apporter, je préfère le talent, et tant mieux si la fille qui a du talent est magnifique ».

Des critiques dont Sylvie Tellier, la directrice de l’organisation, en a l’habitude et continue de se justifier : « Depuis quelques années, les Miss France prennent la parole et s’engagent dans de belles causes. Elles agissent aussi pour amélio­rer la condi­tion fémi­nine. C’est un concours de beauté avec juste une limite de taille. Les critères ne sont pas seule­ment physiques. »

Kevin Velasco

Écrit par iejpedago