Mise en examen de Nicolas Sarkozy : Des sarkozystes « soulagés »

Nicolas Sarkozy a été mis en examen mardi soir après avoir été entendu par le juge financier Serge Tournaire, pour « avoir en qualité de candidat, dépassé le plafond légal des dépenses électorales » selon le procureur de Paris, pendant sa campagne présidentielle de 2012. Un coup dur pour l’ancien président à un peu moins de neuf mois des primaires. Les juges du pôle financier de Paris ont également décidé de le placer sous le statut de témoin assisté pour « faux, escroquerie et abus de confiance ».  

Le sénateur Pierre Chardon a fait part de son « soulagement » concernant le statut de témoin de Nicolas Sarkozy. Sébastien Huyghe, député du Nord, a préféré réagir dans l’attaque en accusant la campagne de François Hollande :

« Les campagnes de Nicolas Sarkozy et de François Hollande ont été sensiblement équivalentes. Si l’un a dépassé le plafond, l’autre aussi… ».

Selon le député Jean-François Mancel, les Français ne devraient pas prêter attention à la mise en examen de Nicolas Sarkozy. « Ce qui compte pour la France ce ne sont pas les procédures juridico-partisanes mais la capacité à refonder le pays », a-t-il signalé sur le réseau social.

Le président du conseil départementale des Alpes Maritimes Eric Ciotti pense que Sarkozy subit un « acharnement » :

« Cette épreuve n’est pas de nature à abattre Nicolas Sarkozy, au contraire. Ça va renforcer sa combativité et sa détermination », a-t-il déclaré au micro de France Info. Alain Juppé a souhaité soutenir publiquement l’ancien Président, toujours sur Twitter. Il a précisé qu’il était là pour lui en tant qu’ami, pas seulement en tant que collègue.

Sourire en coin pour Jean-François Copé 

L’ancien patron de l’UMP Jean-François Copé a affirmé que si il avait été à la place de Nicolas Sarkozy, jamais il n’aurait osé se présenter à la primaire. C’est en sortant de l’établissement de la Paris Business School mardi, qu’il a appris la mise en examen de l’ancien Président de la République. « No comment », mais un sourire qui en dit long.

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Écrit par Estelle Priam