Les dirigeants français et allemand préparent activement un sommet à Minsk avec les présidents ukrainien et russe espérant mettre un terme à un conflit sanglant entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses qui ravage l’est de l’Ukraine depuis 10 mois.

La France et l’Allemagne se sont montrées plus prudentes que le ministre russe des Affaires étrangères ce lundi, Sergueï Lavrov, qui a dit à la Conférence de Munich sur la sécurité que Moscou attendait des « décisions importantes » de la réunion de Minsk.

Vladimir Poutine a déclaré de son côté qu’il projetait de rencontrer les dirigeants allemand, français et ukrainien mercredi à Minsk à condition que les parties aboutissent, d’ici là, à un accord sur la mise en œuvre du protocole de Minsk conclu en septembre dernier.

Les problèmes à résoudre sont bien connus

Les parties en présence espèrent conclure ce sommet sur l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat et d’une zone démilitarisée. Dans un deuxième temps, elles pourraient exiger le départ des forces russes mais aussi réclamer un statut pour les zones qui se trouvent aux mains des séparatistes pro-russes. Le tout, en respectant le principe de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

Ce problème avait déjà été traité lors d’une réunion à Minsk en septembre 2014. Toutefois, ce dernier n’avait pas été respecté, ne répondant pas assez aux intérêts russes. Le plan quadripartite négocié actuellement sera plus exigeant et plus précis. Le couple franco-allemand cherchant à engager plus rapidement et réellement le Kremlin. Même si ces négociations sont annoncées comme celles de « la dernière chance », elles s’annoncent rudes. « Ils vivent sur leur terre, se battent pour leur terre (…), leur cause est juste », estime M.Lavrov au sujet des séparatistes.

Hugo Francés

Écrit par juliehugo