Marine le Pen rencontre le président libanais

A deux mois de l’élection présidentielle , la candidate du Front National se rend aujourd’hui et demain au Liban dans un voyage où la francophonie et la lutte contre le fondamentalisme islamiste seront au premier plan.

Michel Aoun, président du Liban est le premier chef d’État étranger en exercice à recevoir la candidate d’extrême droite. Seul pays du Moyen-Orient à être dirigé par un président chrétien, le Liban constitue donc le point de départ de Marine le Pen pour asseoir sa réputation hors de l’Europe. Elle, qui a plaidé dès son arrivée pour un resserrement des liens franco-libanais veut évoquer les sujets de la francophonie mais surtout la question des réfugiés syriens. En effet, le Liban accueille environ un million de réfugiés syriens alors qu’il ne compte que quatre millions d’habitants.

A la recherche d’une stature internationale

Sa visite sur place débutera par un face à face au sommet avec le président libanais, Michel Aoun avant de rencontrer Saad Hariri, président du Conseil des ministres libanais. Deux entretiens politiques forts en enjeux pour Marine Le Pen. L’objectif : gagner en crédibilité à l’international et se forger une stature présidentielle, alors que de nombreux chefs d’Etat, à l’instar d’Angela Merkel, refusent toujours de la recevoir.

Sa visite sera également marquée par des rencontres avec le ministre des Affaires étrangères, des parlementaires francophones, le grand mufti du Liban et le patriarche maronite.

 

Écrit par Quentin Marchal