«Marave challenge» : le nouveau défi dangereux des lycéens 

Le groupe Facebook ouvert pour relayer les « marave challenge » (capture Facebook)

À Metz, plusieurs plaintes on été déposées à l’hôtel de police après de récurrentes plaintes de «Marave Challenges». Bien loin du «Mannequin challenge» récemment à la mode, ce nouveau jeu stupide envahi les établissements. 

Blessés, choqués et apeurés, trois jeunes de 17 et 18 ans sont encore hospitalisés à Metz. Devant de nombreux établissements, la sécurité est renforcée. Considéré comme une mode et un défi pour certains, il séduit de nombreux jeunes lycéens. Le «Marave Challenge», lancé sur les réseaux sociaux, consiste tout simplement à frapper, agresser en bande, des lycéens désignés au hasard. La règle du jeu ne s’arrête pas là, les agresseurs recevraient, après les «combats», la maudite récompense de 10 euros chacun. Pour seulement 10 euros, des lycéens se jettent à plusieurs sur d’autres élèves, voilà une triste vérité. Une jeune lycéenne d’un établissement de Metz, témoignait sur une chaîne locale : «Beaucoup de jeunes sont frappés, sans raison, parfois par des groupes de 25 personnes. C’est choquant lorsque vous y assistez, et si vous souhaitez défendre la victime vous en devenez une aussitôt».

La communauté du «Marave Challenge» 

Les simples conflits ou bagarres dans la cour d’école sont bien loin de ce nouveau phénomène dangereux et malsain. Un groupe Facebook, regroupait plus de 60 étudiants pour l’organisation de ces «Marave Challenge». Cette page a depuis été supprimée. Si dans la ville de Metz le jeu est à la mode, il ne fait pas rire tout le monde. La sécurité a désormais été renforcée, sollicitant ainsi les moyens et la protection rapprochée de la police de Metz. Régulièrement quelques patrouilles passent devant cinq établissements de la ville : les lycées Fabert, Anne-de-Méjanès, Georges-de-la-tour, René Cassin, et Louis -Vincent. Les enquêtes en cours concernant ces agressions pourraient rapidement être élucidée grâce aux images de vidéos-surveillances des établissements et de la ville.

Le maire de Metz, Thomas Scudéri, a quant à lui réagi par l’intermédiaire de son adjoint à la démocratie locale : «Notre société va bien mal pour comprendre ce genre de comportement».

En attendant la prochaine mode, plus loufoque et ridicule que la précédente, les parents, professeurs et étudiants restent craintifs qu’un de ces nouveaux défis soit lancé.

Wassila Khiar

Illustré par Mané Alexanian

Écrit par IEJ3B