Manuel Valls défend son autorité… sur Facebook

Critiquer l’autorité de l’Etat semble inacceptable pour Manuel Valls. Le Premier ministre a ainsi décidé, jeudi en fin de soirée, de poster sur son compte Facebook une tribune pour revenir sur l’ensemble de son action et contredire les plus réticents, FN et Républicains en tête. 

« L’autorité : une exigence, une éthique, des actes. » 22h33, jeudi 5 novembre, le réseau social bleu se voit alors transformé par le Premier ministre en véritable tribune pour la défense de l’autorité de l’Etat.

Longuement, Manuel Valls déroule son plan d’action face à « un monde en pleine transformation » où « les individus  éprouvent un besoin de sécurité de plus en plus grand et ressentent un doute profond  quant à la capacité des pouvoirs publics à agir dans l’intérêt de chacun« .

Ainsi, le numéro 1 du gouvernement fait écho aux différents heurts qu’a connu la France ces derniers mois : violences au sein d’Air France, fusillade à Marseille, saccages à Moirans… l’autorité de l’Etat a été mise à rudes épreuves. C’est d’ailleurs à Moirans, en Isère, que Manuel Valls est attendu ce vendredi dans la journée, deux semaines après les événements, afin de rencontrer les familles des victimes et le maire de la ville.

Trop de laxisme selon l’opposition 

« La République ne doit plus reculer », c’était les mots de Nicolas Sarkozy, président des Républicains, suite aux incidents de Moirans. Même son de cloche pour Alain Juppé, candidat à la primaire républicaine, craignant une « fin de l’Etat de droit ». A l’extrême droite non plus, l’autorité de l’Etat est loin d’être glorifiée comme en témoigne le tweet de Marion Maréchal Le Pen suite aux événements isérois.

Fort avec les faibles, faible avec les forts, le gouvernement socialiste capitule. #Moirans pic.twitter.com/270WRccUA3

— Marion Le Pen (@Marion_M_Le_Pen) 21 Octobre 2015

Une montée des critiques à laquelle le Premier ministre a souhaité répondre implicitement avant un possible discours officiel prononcé dans la journée.

Loïc Gugenheim

Écrit par Loïc Gugenheim