Manon Palmer

Depuis 2015, la vie de Manon Palmer a pris un nouveau tournant. Sa participation à « The Voice » lui a ouvert les portes d’une carrière musicale et cinématographique. L’année 2018 s’annonce décisive pour la jeune chanteuse. Portrait. 

Bruxelles, 18 heures. Les rues sont silencieuses en cette soirée d’hiver mais dans le studio d’enregistrement, une mélodie résonne. « On se méprend, on s’étonne et on finit par comprendre qu’il faut une vie pour apprendre » chante Manon Palmer, les cheveux ondulés, le casque sur les oreilles. Des paroles tirées d’« Étrange Ami », une chanson qui fera partie de son album prévu en 2018. « On sort un nouveau single avec un clip en février puis six ou sept titres en digital » explique la jeune femme de 20 ans. La chanteuse d’un mètre quatre-vingt-six a déjà sorti son morceau phare pour faire patienter ses fans : « Mirage (So Real) ».

Un titre plaisant à écouter destiné, comme on s’y attend pour un premier album, à plaire au plus grand nombre. Un pari réussi mais un bilan à double tranchant. « En prenant plus de risques, elle pourrait générer un vrai buzz et réellement se faire connaître. Mais c’est assez bien produit, il y a de quoi aguicher l’auditeur » estime Melvil Joyaux, critique musique à Sounds of Britain. Pour lui, la chanteuse est encore un peu académique. « Sa voix se détache mais elle est trop dans la démonstration, elle veut montrer qu’elle sait chanter au détriment de la partie instrumentale. Elle manque de parti pris, d’audace ».

Un changement de vie radical

La jeune femme a vu sa vie changer à l’aube de ses 17 ans. Après une participation réussie dans l’émission « The Voice » en 2015, elle s’est fait remarquer par la maison de disque Capitol. Mais sa véritable carrière musicale a pris un sens lorsqu’elle a rencontré les Bionix, un groupe de producteurs bruxellois. « On choisit ensemble les accords mais j’écris seule la mélodie et mes propres textes. On personnalise tout, de la musique aux paroles et des paroles aux graphismes de la pochette » confie Manon, les yeux rêveurs.

Si la jeune femme a fait de sa passion son quotidien, elle en subit les conséquences, notamment avec ses déplacements professionnels. « J’alterne entre ma vie près de Toulon où j’ai mon Home Studio et Bruxelles où se trouve le studio d’enregistrement. J’y monte toutes les deux ou trois semaines. Mais pour finir l’album, je vais devoir m’y installer quelques mois début 2018 » raconte la belle blonde, le micro à la main.

« Si je devais décrire mon style de musique, je dirai que c’est de la pop folk sombre avec un peu de soul, de RNB et de club. Disons que c’est la combinaison de tout ce que j’ai écouté et aimé ». Un univers mystérieux que la jeune femme aime partager avec ses fans. Cette passion, Manon la tient de son père.

Une vocation familiale

« J’ai été bercée par la musique. Quand j’étais petite, mon père jouait de la guitare dans ma chambre ». Un père musicien et une idole américaine : Tori Kelly, voilà ce qui a poussé la jeune femme à embrasser une carrière de chanteuse. Car si Manon écoutait la radio comme la plupart des adolescents, elle s’est vite intéressée à un tout autre style. « Petit à petit je me suis recentrée sur des choses un peu plus dark folk, moins classiques et plus épurées. AQUILO,  Sabrina Claudio, Lorde et surtout Tori Kelly » confie-t-elle, le sourire aux lèvres.

C’est d’ailleurs grâce à cette reprise que Manon Palmer a été sélectionnée pour participer à « The Voice ». « Quand elle a participé à l’émission, elle a gagné en popularité rapidement. Mais elle n’a jamais changé avec nous » raconte, Audrey, une de ses meilleures amies. « Elle voyage beaucoup mais on arrive toujours à trouver un moment, même si bien sûr c’est plus difficile » avoue la jeune femme qui espère que le succès à venir ne lui fera pas tourner la tête.

Parallèlement, Manon Palmer s’est aussi lancée dans le cinéma. « La Sincérité » sortira également courant 2018. « Le film amateur réunit dans un huit-clos un pianiste de jazz, une chanteuse et un philosophe » explique l’actrice novice. Une expérience cinématographique en partie improvisée qui met en avant son talent de chanteuse. L’année 2018 promet donc d’être chargée pour elle.

« Ce qui est bien c’est que je n’ai que 20 ans, je ne suis donc pas pressée » confie Manon qui n’en oublie pas moins sa scolarité. Objectif rentrée 2018 : intégrer une université américaine où elle pourra mener de front ses études et sa carrière.

Anthony Teixeira et Axelle Garcia-Davenne

Écrit par IEJ3DWEB