Lucas Lener: Tête pensante du duo Meki and Kolen

 Lucas Lener et Olivier Méquignon allias Meki and Kolen sont deux jeunes Dj des nuits parisiennes. Le duo originaire de Lille a débarqué en 2013 dans le 19ème arrondissement de la capitale et ne cesse de se faire remarquer. Un parcours qui pourrait inspirer beaucoup de jeunes passionnés de musique électronique. 

Nous avions rendez vous à 18h avec Lucas dans un cafe de Belleville. C’est finalement à 18h45 qu’il arrive sur son Vespa, écouteurs dans les oreilles et cigarette aux lèvres. Un jeune comme les autres au premier abord. Pourtant, la nuit, sa vie est loin d’être banale. Lillois d’origine et à la recherche d’évasion, Lucas s’est plongé dans la musique et la peinture dès le collège, se forgeant une solide culture de la musique techno. «Au départ j’écoutais pas mal de rock mais je pouvais pas composer, je ne jouait pas d’instrument alors j’ai acheté des platines, c’est comme cela que je me suis mis à la musique électronique ». A sa majorité il décolle pour l’Australie. Une étape clé dans la créativité du jeune homme. C’est à 16 000 km de chez lui que Lucas a réussi à s’épanouir, à produire une musique très sombre dans un cadre idyllique. « C’est en Australie que j’ai commencé à réellement m’inspirer de Détroit et de la techno underground, qu’elle soit de Berlin ou de Paris ». Et lorsque je lui demande quels artistes l’ont attiré vers ce style musical, il n’hésite pas une une seconde . « Derrick May,  Juan Atkins, mais aussi des artistes plus récents comme Motor City Drum Ensemble, Omar S ou encore Delano Smith ».

La rencontre

Peu après son retour en France, il rencontre Olivier, un ami de son cousin qui lui aussi composait. Après quelques écoutes et plusieurs soirées, le projet Meki and Kolen nait. « Au début on n’était pas forcément les meilleurs amis mais nos musiques se comprenaient, c’est ce qui nous a motivé à continuer» 

En commençant à Lille le duo réussit à se faire un nom dans une ville où la musique électronique est encore confidentielle. Un succès rapide qui donne envie aux deux garçons de tenter leur chance à Paris: une des capitales de la musique électronique mondiale. Le 19ème arrondissement est désormais leur quartier. « Ce coin regorge d’une culture Street et Underground, on s’y est senti à l’aise dès notre arrivée,  mais on avait pas trop de plans au départ » 

 

Une notoriété à se forger

Le duo commence à produire sa propre musique dans le studio qu’ils louent. Ses sonorités sont industrielles, mais dégagent toutefois une puissante euphorie couplée à une certaine mélancolie. Les boîtes dans lesquelles ils commence à se produire lors de leurs débuts parisiens reçoivent de plus en plus de monde. « Les gens dansent, crient et ça motive toujours de voir que le public est aussi réceptif à ce que l’on fait ». Le coup de génie du duo a été de miser sur une boite méconnue de leur quartier : « le Glazart», un endroit stratégique, un lieu cool, assez grand et parfaitement adapté à leur style de musique . « Je pense que c’est vraiment un lieu qui a du potentiel et les gens s’en sont rendu compte ». En 3 ans Meki and Kolen se sont fait un nom dans les soirées parisiennes. Prochaine étape pour Lucas Lener: Amsterdam. « Je vais essayer de prospecter des lieux pour organiser plusieurs évènements là- bas, sachant que la scène néerlandaise est particulièrement en adéquation avec ce qu’on aime, il y aura sûrement des opportunités qui vont se présenter ». En bref une carrière qui ne fait que commencer.

Emilien Vinée 

Écrit par Emilien Vinee