Loi Travail : Valls recevra bien les organisations de la jeunesse
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Manuel Valls a entendu la jeunesse et l’invite à la table des négociations

Au lendemain des manifestations qui ont rassemblé plus de 500 000 personnes dans le pays, le Premier ministre recevra ce vendredi à 10h les organisations de jeunesse.

Plus de 100 000 jeunes sont descendus hier dans la rue pour protester contre le projet de loi du travail. Une jeunesse mobilisée, mais qui se sent exclue du débat politique. Les différentes organisations étudiantes se sont en effet plaintes de ne pas être reçues par le Premier ministre dans le cadre des consultations sur la loi Travail entamées lundi.  » On a un gouvernement qui parle de jeunes et de concertation mais qui ne reçoit pas les organisations étudiantes et qui n’écoute pas leurs revendications « , jugeait ainsi, sur BFM TV, Martin Bontemps, vice-président de l’Unef. On parle même d’ «  un vrai manque de respect de la part de ce gouvernement qui explique que les craintes des jeunes sont absurdes « .

« Il faut les entendre et faire d’eux des interlocuteurs »

Visiblement le message a bien été reçu du côté du gouvernement. Considérant la mobilisation lycéenne et étudiante comme « une participation au débat », Najat Vallaud-Belkacem estime qu' »il faut les entendre et faire d’eux des interlocuteurs » et « les rassurer » : « Il faut montrer que ce texte est susceptible de sortir les jeunes de l’ornière. (…) L’ objectif est de faire du CDI la norme et que les jeunes y accèdent plus facilement ». La ministre de l’éducation annonce dans la foulée que Manuel Valls va « recevoir les organisations de jeunesse dans les prochains jours ». Information confirmée quelques instants par William Martinet, président de l’UNEF.

Toujours selon la ministre, la loi  peut être améliorée dans le texte, puisqu’elle évoque « par exemple » le compte personnel d’activité « qui va permettre à chaque salarié de capitaliser ses droits» et représente « un progrès considérable« .

Le CPA, annoncé par François Hollande comme la grande réforme sociale de son quinquennat, est censé entrer en vigueur au 1er janvier 2017. « Capital du salarié », il vise à terme à rattacher l’ensemble des droits sociaux (formation, pénibilité, compte épargne temps…) à la personne, comme un « sac à dos » social disponible sur un portail numérique unique, afin de sécuriser des parcours professionnels de plus en plus discontinus.

                                                                                                                                                                                                                                                            Hilal El Aflahi

Écrit par Hilal El Aflahi