Loi sur la fin de vie : Ce qui va changer

Mercredi soir, l’Assemblée Nationale a approuvé une nouvelle mesure autorisant, dans certains cas seulement, le recours à une sédation profonde.

 « Dormir avant de mourir pour ne pas souffrir. » L’article principal de la loi Leonetti (UMP) – Claeys (PS) vient d’être approuvé. Une proposition de loi soutenue par le Président François Hollande depuis 2014, qui sollicite « une sédation profonde et continue jusqu’au décès. » Les malades atteints d’une maladie « grave et incurable » seulement pourront avoir recours à cette pratique.

Mais dans quels cas pourra-t-on pratiquer la sédation ? Un patient, dont « le pronostic vital est engagé à court terme » et dont la souffrance ne peut être apaisée pourra avoir recours à cette pratique. La décision devra alors être prise par une équipe médicale spécialisée.

La sédation pourra également être mise en place si le médecin prend la décision d’arrêter le traitement d’un patient qui est dans l’incapacité « d’exprimer sa volonté. » Cette démarche est, à l’heure actuelle, déjà pratiquée et autorisée par la loi. Une procédure qui met à l’honneur le droit du patient. En effet, cette procédure sera également possible si le patient décide d’arrêter tout traitement, et engage alors son pronostic vital « à court terme. »

A lire : Fin de vie : du changement pour les patients

Cependant, nous ne pouvons pas encore parler d’euthanasie. De nombreux amendements visant « l’assistance médicalisée active à mourir » ont quant à eux été rejetés de 89 voix contre 70 par les députés français.

Une avancée, certes, mais pas assez grande pour l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui milite en faveur de l’euthanasie. Celle-ci avoue se sentir trahie par François Hollande qui avait promis de grandes réformes sur la loi de fin de vie.

A lire : Fin de vie : vers une liberté des patients

L’ensemble du texte sera voté le 17 mars prochain.

 Cyndelina Arnous

Écrit par cms