C’est une double mobilisation nationale qui attend la  France, aujourd’hui ,mercredi 9 mars 2016.

Alors que les cheminots sont massivement en grève depuis hier soir pour défendre leurs conditions de travails, les organisations de jeunesse et les syndicats de salariés ont, eux aussi, appelé à manifester cet après midi contre le projet de loi El Khomri de réforme du code du travail. Au total, plus de 250 rassemblements sont programmés dans l’Hexagone et en outre-mer. Certains ont même prévu de se mobiliser à Berlin et Milan. Il est même possible de manifester virtuellement,plus de 80 000 personnes s’y sont rassemblées symboliquement.

Contesté jusqu’au sein du PS, le texte devait être présenté en conseil des ministres ce mercredi. Mais, malgré un report au 24 mars, le temps pour le gouvernement d’organiser des réunions avec les partenaires sociaux, la mobilisation s’est amplifiée.

Point manif :

9h : « Hollande, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » ! Au total, 9 lycées de la région parisienne sont déjà mobilisé, et bloque l’entrée de leur établissement. Il pleut, ça tombe mal,mais certains élèves du lycée Hélène Boucher, dans le 20e arrondissement, ont trouvé un subterfuge pour continuer.

A Montluçon, commune situé dans le centre de la France, les étudiants aussi sont présents, musique, pancartes tout y est !

10 h : Rassemblement à l’appel de la CGT-RATP

11 h 30 : Rassemblement à Nation à l’appel des organisations lycéennes ;

12 h 30 : Manifestation non loin du siège du Medef à l’initiative des syndicats régionaux Ile-de-France CGT, FO, FSU et Solidaires et des organisations étudiantes et lycéennes. Le Syndicat de la magistrature s’y joint également ;

14 heures : Rassemblement place de la République. Ce rendez-vous est soutenu en premier lieu par les organisations de jeunes. La CGT d’Ile-de-France appelle également ses militants à s’y rendre à l’issue de la première manifestation.

A lire aussi : Direct. Grève : près de 340 km de bouchons en Ile-de-France

Pourquoi les syndicats et la jeunesse sont dans la rue ?

– Les règles encadrant les licenciements économiques, qui prévoient notamment qu’une entreprise n’ait à démontré des difficultés que sur le sol français, et non plus au niveau du groupe, pour pouvoir y recourir.

– Le plafonnement des indemnités prud’homales entre trois et quinze mois de salaire selon l’ancienneté en cas de licenciements abusifs.

–  Le renforcement du pouvoir de décision unilatéral de l’employeur sur l’augmentation de la durée hebdomadaire de travail (jusqu’à quarante heures), ou encore, dans les entreprises de moins de 50 salariés, pour l’instauration de forfaits jours et la modulation du temps de travail sur seize semaines.

Deux autres journées de mobilisations sont déjà prévues, notamment parce que les syndicats ne sont pas parvenus à trouver une position commune. Ainsi, que les syndicats réformistes qui souhaitent des modifications mais pas l’abandon de la loi El Khomri appellent à manifester le samedi 12 mars. Puis les syndicats demandant un retrait pur et simple se mobiliseront à nouveau le 31 mars.

Agathe Peroceschi

Écrit par Agathe Peroceschi