Le dernier film de Lisa Azuelos « Dalida », qui sortira en salle le 11 janvier, retrace la vie de la mythique chanteuse. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur sa réalisatrice, et qui lui ressemble plus qu’elle ne veut elle même l’admettre …


Dalida
Dalida Teaser VF

Née à Neuilly sur Seine le 6 novembre 1965 dans un milieu aisé, Lisa Azuelos n’a pourtant pas eu une vie dorée. Son père, un riche homme d’affaires jet-setter, laisse sa femme et sa fille pour reconstruire sa vie au Maroc quand Lisa n’a que deux ans. Cette séparation laisse un grand vide dans la vie de la future réalisatrice qui grandit ensuite avec sa mère. Une maman pas facile parce qu’une maman célèbre. Marie Laforêt est une femme des plus influentes de son époque. Une femme dont la voix et les yeux verts envoutaient la France entière. Une actrice et chanteuse au répertoire pléthorique.

Mais cette enfance passée auprès de la star l’inspirera beaucoup pour la suite de sa vie personnelle et professionnelle, même si elle l’obligea, aussi, à grandir vite. Une bonne partie de son enfance, Lisa cache son statut de « fille de ». Une pudeur qui lui permet de dissimuler beaucoup de tristesse causée par une mère pleine de talent certes, mais pas nécéssairement pleine de talent maternel. « C’est comme si j’avais grandi orpheline de parents vivants » s’amuse-t-elle à répéter avec un sourire en coin qui, on le devine, cache en réalité l’une des périodes les plus difficiles de sa vie.

Après avoir quitté sa mère pour un pensionnat Suisse, elle décide de se lancer dans des études de gestion après son baccalauréat. Elle est vite désanchantée par le monde de la finance et l’aspect purement économique du milieu. Grâce à sa mère, Lisa rêve d’une vie d’artiste. Quel est l’intérêt de vivre si ce n’est pour être créatif ? Elle se lance dans le cinéma, rencontre Luc Besson et lui propose son premier scénario. C’est à ce moment là qu’elle fait la rencontre de Patrick Alessandrin, qui deviendra son mari pour les 10 années suivantes, et qui lui permet pour la première fois de passer derrière la caméra pour le long métrage de « Ainsi soient-elles » en 1995. Et c’est une révélation.

Sûre d’avoir trouvée sa voie, le cinéma devient sa passion. Son premier succès sera la comédie « 15 aout » sortie en 2001, qui cumule plus d’1 million d’entrées. Tout de suite après, elle enchaîne avec « Comme t’y est belle », qui connait un succès identique. Lisa atteint l’apothéose et le sommet de son art avec la sortie de « LOL », un film sur les jeunes emmené par Sophie Marceau et Christa Théret, qui devient le premier film entièrement écrit, réalisé et produit par Lisa elle-même. Entourée de ses 3 adolescents, le succès du film découle du fait que « sa vie sont ses films, et ses films sont sa vie » a-t-elle coutume de dire. La comédie romantique sera vue par plus de 5 millions de spectateurs.

Son prochain film, « Dalida », attendu avec impatience, est un biopic qui retrace avec éloge le parcours de la plus grande chanteuse de son époque, trente ans après sa mort. Il sortira sur les grands écrans ce mercredi.

Léo Arthuys

Écrit par Barbara Debout