Le président iranien, Hassan Rohani poursuit sa tournée européenne à Paris aujourd’hui. L’occasion pour la France, de signer d’importants contrats commerciaux. Les entreprises françaises sont sur les startings block pour s’insérer dans le marché iranien.

Accompagné d’une délégation de 120 chefs d’entreprises, Hassan Rohani compte bien relancer son économie. Après les sanctions internationales ayant frappé la République islamique due à leur programme nucléaire, le pays manque cruellement de tout. Les entreprises françaises sont dans les startings block pour se faire une place sur le marché iranien.

 

Airbus

Le président iranien devrait rencontrer le patron d’Airbus. En effet, le ministre des transports iranien a annoncé vouloir faire l’achat historique de 114 Airbus. Il n’a cependant pas donné plus de précision sur le type d’appareils. Mais, selon l’Agence Rutters, l’Iran aurait conclu un accord provisoire pour huit gros porteurs A380 et 16 A350. En effet, la flotte aérienne iranienne est à renouveler. Téhéran était dans l’impossibilité de se procurer des pièces détachées dans l’aéronautique due aux sanctions qui leur étaient imposées.

Automobiles

Une rencontre devrait avoir lieu avec les dirigeants de PSA Peugeot et Renault. L’Iran est le plus grand marché pour l’automobile au Moyen Orient. L’occasion pour les deux groupes automobiles de se réinsérer sur le marché. PSA compte bien retrouver son ancien partenaire local, Iran Khodro. Le constructeur français qui vendait 450 000 véhicules par an, avait dû se retirer en 2012 à cause des sanctions. Avec 80 millions d’habitants en République islamique, PSA Peugeot vise désormais 400 000 ventes annuelles.

 Le luxe

Les iraniens raffolent des produits de luxe occidentaux. Dans ce secteur, la France a un fort potentiel. De grandes marques commencent à s’installer à Téhéran. Cette visite est l’occasion de nouer des relations officielles.

D’autres entreprises françaises devraient s’inviter dans les négociations iraniennes. Une rencontre devrait également avoir lieu avec Total et Véolia. Antoine Frérot, Le PDG de cette entreprise spécialisée dans le traitement de l’eau et des déchets se dit intéressé par les opportunités iraniennes.

 » Le marché nous intéresse ne serait-ce que pour nos activités très classiques en matière d’accès à l’eau potable pour les villes mais également pour soutenir en matière de services environnements leurs industries, notamment leur industrie pétrolière. »

 

Cette visite est la clé pour les entreprises françaises de rentrer dans le marché iranien de 80 millions de consommateurs.

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Alizée Lanzarini

Écrit par Alizee Lanzarini