L’Insee revoit à la baisse ses estimations de croissance

Dans son rapport publié jeudi 15 décembre, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) table sur une croissance de l’économie française de 1,2% en 2016. Et n’annonce rien de bon pour 2017.

Croissance économique revue à la baisse, pas d’accélération en 2017, ralentissement de la consommation : les chiffres publiés dans le rapport de l’INSEE sur l’économie française – qui prévoit une croissance de 1,6% en 2016 – sont très loin des promesses du chef de l’Etat durant son mandat. Les Français pourront néanmoins se réjouir d’une possible baisse du chômage l’an prochain.

Même si l’Institut ne se prononce pas sur l’année 2017 entière, il annonce un « acquis de croissance » d’1% à la mi-année grâce à une accélération du PIB au premier semestre 2017 (+0,3% au premier trimestre puis +0,4% au deuxième). Et ce, grâce au secteur agricole notamment. « D’ici mi-2017, en supposant un retour des conditions climatiques à la normale, la production agricole retrouverait un niveau proche de sa moyenne, contribuant à l’accélération d’ensemble »,  indique l’INSEE. La France peut aussi compter sur le bâtiment pour redresser la pente (1,4% de croissance prévue en 2017, soit la première hausse depuis 2013). Après de fortes baisses en 2014 et 2015, les dépenses de travaux publics se relèvent et la construction de logements neufs augmente.

Inflation

Après une hausse de 0,5% des prix en novembre 2016, l’inflation continuerait d’augmenter jusqu’à atteindre +1,0% en juin 2017. En cause ? Les taxes sur les produits pétroliers et le tabac prévues pour 2017 et la revalorisation des tarifs des médecins en mai. Toujours selon l’INSEE, cette inflation aura un impact sur le pouvoir d’achat des ménages (seulement +0,6% en 2017 contre +1,5% en 2016).

Chômage

Il y a au moins un point qui s’améliore : le chômage, qui est revu à la baisse. Avec une hausse des emplois supérieure à celle de la population active, l’INSEE annonce le passage en dessous des 10% (9,9% exactement) pour la France entière. L’Institut prévoit une décrue lente mais stable jusqu’à atteindre 9,8% mi-2017. Plus de 40.000 emplois devraient être sauvés par le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), le Pacte de Responsabilité et de Solidarité (PRS) et la prime à l’embauche dans les PME.

En ce qui concerne la zone Euro, l’INSEE annonce une croissance de 0,4% par trimestre, principalement grâce à l’Allemagne qui booste le continent. Et ce, en dépit du ralentissement que connaissent l’Espagne et l’Italie.

Romain Philips

Écrit par iejpedago