L’héritage de Maurice Ravel au coeur des Paradise Papers

L’enquête Paradise Papers n’en fini pas de faire trembler le monde. On découvre aujourd’hui que l’héritage de Maurice Ravel et notamment les droits d’auteurs de son Boléro se baladent de paradis fiscaux en paradis fiscaux. Histoire d’une bataille pour récupérer le gros lot. 

Evelyne Pen de Castel, seule héritière, à ce jour, et vivant des droits de Maurice Ravel est citée dans l’affaire des Paradise Papers. Grâce a des montages financiers complexes l’argent est dissimulée. En 1970, Jean-Jacques Lemoine, ancien directeur de la Sacem (sociétés des auteurs compositeurs et éditeurs de musique) propose son aide pour gérer l’argent de Alexandre Taverne, héritier de l’époque. Les deux partis signe un accord et plusieurs sociétés écrans voient le jour. La société Arima qui réside à Monaco possède 10%. Le reste des droits sont versés à Caconda, domiciliée à Amsterdam et dirigé par Evelyne Pen de Castel. En 2007 elle créée une société à Malte qui faute de bilan est radiée. Mais étonnamment la société réapparait en 2013 et Evelyne Pen de Castel en est l’administratrice.

Maurice Ravel compose le Bolero en 1928. Après sont décès son héritage passe de main en main, le compositeur n’ayant pas de descendant. Son frère, Edouard, hérite le premier. Il lègue tout à Jeanne Taverne, sa gouvernante. L’ex-mari de Jeanne, Alexandre Taverne, reçoit ensuite l’héritage puis lègue tout à sa femme Georgette, qui a une fille : Evelyne Pen de Castel. Celle-ci se retrouve donc dernière dépositaire des droits de Maurice Ravel. Depuis 2005 la famille du décorateur russe Alexandre Benois cherche à faire valoir le fait que le Boléro aurait été écrit par Maurice Ravel et son décorateur.

Écrit par IEJ3A

Laisser un commentaire