L’Etat d’urgence prolongé pour 3 mois

Le parlement a adopté hier soir la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 26 mai. Soulagement pour certains, fardeau pour d’autres, la prolongation de cet état d’urgence ne met pas tout le monde d’accord.

 

Par 212 voix contre 31 et 3 abstentions, c’est dans un hémicycle à moitié vide que les partisans du projet de loi se sont affirmés avec une majorité de socialistes, radicaux de gauche, républicains et UDI.

Les partisans ont été séduit par le bilan défendu par Bernard Cazeneuve: 3.379 perquisitions administratives réalisées depuis les attentats du 13 novembre, qui ont permis la saisie de 580 armes. Il a également précisé que 400 assignations à résidence avaient été prononcées depuis le début de l’état d’urgence dont 284 qui sont toujours en vigueur.
Le ministre a terminé en soulignant que la menace est «plus élevée que jamais», et que «l’état d’urgence n’est pas contraire à l’état de droit ».

 

Pour certains partisans cette prolongation n’est pas une fin en soi, il faut en faire plus, pour le député LR de l’Yonne la mise en place des contrôles au niveau des frontières est une nécessité, il a également réclamé que les terroristes soient condamnés à la perpétuité réelle.

Les arguments de Bernard Cazeneuve n’ont pourtant pas séduit les élus du Front de gauche qui ont quasiment tous voté contre. Les écologistes se sont eux partagés entre le pour et le contre.

 » Il faut avoir le courage de sortir de l’état d’urgence et de mettre fin à ce régime d’exception, hautement attentatoire aux libertés et droits fondamentaux.  »  André Chassaigne, président de la GDR

Avec l’organisation du championnat d’Europe de football entre le 10 juin et le 10 juillet 2016, les réfractaires à l’état d’urgence craignent que la France ne sorte jamais de ce régime d’exception.

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Deborah Tassin

Écrit par Deborah Tassin