Les services VTC et LOTI montent au créneau

Les chauffeurs au service de la plateforme VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) continuent leur mobilisation.  

4ème jour de manifestation. Vendredi, les services VTC et LOTI (chauffeurs de transport collectif à la demande) ont effectué une « Opération escargot » qui avait pour point de départ l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle et pour arrivée la place de la Nation en plein Paris. Rebelote, ce matin une nouvelle opération a eu lieu. Dans la même optique que la semaine dernière, des dizaines de véhicules ont occupé l’autoroute A1 pour au final, bloquer l’accès aux terminaux 1 et 3 de Charles de Gaulle.

Ils protestent d’une part contre ce qu’ils considèrent comme un passe-droit offert par le gouvernement aux chauffeurs de taxi. Ces derniers ayant d’ailleurs fait pression pour qu’ils soient contrôlés de façon récurrente au même titre que des autres services de transports. Autre source de contestation, les mesures prises à l’encontre des chauffeurs ne possédant pas la carte VTC ou LOTI.

Julien Camboulin, chauffeur VTC est conscient de la gravité de la situation :

« Pour les LOTI, en possédant la carte, on devient capacitaire et pouvons embaucher 5 chauffeurs. Ces derniers ne sont pas dans l’obligation de posséder la carte. C’est pour cette raison que le gouvernement sévit en gros parce que c’est illégal tout simplement. Mais l’obtention de cette carte VTC est difficile à avoir à cause de la jalousie des taxis, l’émergence des Uber et de toutes autres branches de transport. Par exemple, dans mon secteur, je suis le seul à avoir la carte et aux yeux de la loi à être apte à travailler. »

Les menaces du gouvernement pourront prendre effet d’ici le 28 février. Pas moins de 10 000 chauffeurs pourraient perdre leur emploi.

 

 Thomas Bourseau

Écrit par Thomas Bourseau