Alors qu’un début d’accord semblait se dessiner hier, la grève des routiers s’est intensifiée ce matin. Les revendications salariales sont au cœur des débats.

Le conflit était en voie de résolution. Après 3 jours de grève, les représentants syndicaux des routiers français devaient entamer des négociations avec la partie patronale hier à 23 heures. Malgré un premier échec plus tôt dans la journée, les mouvements de protestation s’étaient donc calmés. Mieux encore : la journée avait abouti à un appel à la levée des barrages.

Mais rien n’est jamais simple, et le patronat l’a rappelé en refusant de se présenter aux négociations malgré la convocation du Président de la commission paritaire des transports, représentant du Ministre du Travail François Rebsamen. Une véritable provocation aux yeux de Thierry Douine, secrétaire général du syndicat CFTC Transports : « On a essayé d’être dignes en levant les barrages mais le patronat nous a répondu par un doigt d’honneur. »

La réponse ne s’est donc pas faite attendre : les opérations « coup de poing » et « escargot » se sont multipliées dans tout le pays, notamment dans le Nord et aux alentours de Lyon. Le scénario n’est pas inédit ; les ralentissements créés aboutiront probablement à de nouvelles négociations. Néanmoins, ces dernières ne satisferont pas nécessairement les demandes syndicales : les routiers souhaitent une augmentation générale de 5%.

Tristan Telfouche

Écrit par imtel