Les routes se dégradent en France

Au fil des années, les routes françaises se dégradent considérablement. (Crédit photo : Mathis73 Wikipedia Commons)

Un comité d’experts nommé par le Ministère des Transports doit plancher sur l’état des chaussées françaises. D’après les informations de nos confrères du Parisien, la création d’une nouvelle vignette est envisagée pour financer l’entretien des voies. 

En 2011, la France était à la première place du classement mondial des routes établi par le Forum économique mondial. Depuis 2015, le constat a bien changé. Elle a dégringolé à la 7e place.

La commission d’aménagement du territoire du Sénat remarquait, dans un rapport publié en mars 2017, la baisse des dotations de l’État dédiées à la modernisation ou restauration des infrastructures routières. Pourtant, 47 % des accidents dans l’Hexagone sont dus aux mauvais état des infrastructures routières.

D’après une étude de l’association « 40 millions d’automobilistes », de nombreux nids de poules apparaissent sur les routes françaises. Les marquages au sol disparaissent progressivement, et plus de la moitié de ces bandes ne seraient pas performantes. Selon l’étude, 50% des conducteurs jugent les signalisations incohérentes, 33% jugent certaines routes trop étroite ou encore 11% pointent un manque de signalisation verticale.

Cette même association vient de lancer son application « J’ai mal à ma route ». Elle est destinée aux conducteurs pour qu’ils recensent et préviennent les axes dangereux . Les signalements sont ensuite envoyés aux autorités en charge de ces questions.

Pour faire face à cette situation, révèle Le Parisien, un comité d’experts a été chargé par le ministère des Transports d’étudier les possibilités pour trouver les financements. Une idée semble s’extraire, la création d’une nouvelle vignette à accoler sur son pare-brise.

Les 40 millions d’automobilistes français devraient s’acquitter selon les calculs du journal d’une contribution estimée entre 75 et 125€. Interrogé par nos confrères du Parisien, Hervé Maurey, sénateur UDI de l’Eure, membre du comité des experts s’est expliqué : « les trains payent une redevance à SNCF Réseau pour l’usure des rails, mais les véhicules légers passent et repassent sur les routes sans rien verser ». Une taxe qui permettrait à l’État français de récupérer 3 à 5 milliards d’euros.

Autre piste avancée pour garnir les revenus, augmenter la taxe sur l’essence et facturer au kilomètre la circulation des camions comme des voitures. Cependant, ces idées n’en sont qu’au stade de la réflexion et les conclusions du groupe d’experts ne seront rendues que le mois prochain à Elisabeth Borne, la ministre des Transports.

 

Antoine Ayral

Écrit par IEJ3B

Cet article a 1 commentaire

  1. Jacques

    Et voilà on dépense de l’argent pour les migrants et il reste plus rien pour les routes. Pauvre France…