Les réactions après le trajet à 350 000 euros du Premier ministre

Edouard Philippe en 2017 . Crédit photo : Perguillaume sous licence cc 

Le 5 décembre dernier, le Premier ministre Édouard Philippe a volé à bord d’un A340 de luxe pour rentrer de Nouvelle-Calédonie plus rapidement. La polémique a entrainé de nombreuses réactions dont l’indignation de l’opposition.

L’atterrissage se complique pour le Premier ministre. Le trajet d’Édouard Philippe et de la délégation à bord d’un avion de luxe reliant Tokyo et Paris lors de son voyage en Nouvelle-Calédonie entraîne de nombreuses réactions. Et pour cause : un vol à 350 000 euros dans un appareil de 100 places première classe, pour seulement 60 personnes, soit 6000 euros par passager. Le principal concerné s’est exprimé sur l’antenne de RTL ce mercredi matin : «Je l’assume complètement cette décision, je l’assume tellement que je veux l’expliquer. C’est compliqué et cher de déplacer le Premier ministre, je comprends parfaitement la surprise», a déclaré Édouard Philippe. «On savait qu’il fallait rentrer pour un élément impératif qui est que le président de la République partait en Algérie. La règle, c’est qu’on essaye de faire en sorte que le Premier ministre ou le président soit sur le territoire national».

L’opposition attaque

Stéphane Le Foll, ancien ministre du Parti socialiste a évoqué cette polémique au micro de France Inter mercredi matin. Selon lui, ce genre d’incident ne doit pas arriver : «Quand on part à Nouméa, on a un calendrier, ça se prépare». Sur RFI, c’est au tour du Front National d’accuser le chef du gouvernement, des mots de Louis Aliot le vice-président, qui soulève l’intérêt des Français : «Cela pose problème à l’heure où l’on demande des sacrifices aux Français. (…) C’est le genre de choses qu’on paye. Il faudrait remettre un peu d’ordre dans les déplacements ministériels».

Léger soutien

Le Premier ministre est défendu par la majorité. Le chef de La République en Marche à l’Assemblée Richard Ferrand soutient les dépenses d’Édouard Philippe qui «revient faire son boulot» : «Ce que fait le Premier ministre au service de la France, c’est aussi d’intérêt public». Brice Hortefeux, euro-député Les Républicains, a dénoncé «un jeu de ball-trap permanent visant à dégommer toute personne publique», devenant «écoeurant».

Réponde de Valls

Pour se défendre, Matignon explique que «le coût des vols pour ce déplacement ministériel a coûté 30% moins cher pour l’Etat que le dernier voyage similaire en Nouvelle-Calédonie». L’année dernière Manuel Valls, Premier ministre de l’époque, s’était lui aussi rendu dans ce territoire d’Outre-mer. Ce mercredi ce dernier répond via Twitter.

Hippolyte Corneille

Edité par Léa Bitton

Illustré par Noa Bettan

Écrit par IEJ3B