Les raisons de la hausse du PIB français

Selon l’INSEE, la France a enregistré une hausse de 0,3 % du Produit Intérieur Brut (PIB) pour ce troisième trimestre. Après avoir connu une croissance nulle au trimestre précédent, l’économie française s’est repris grâce à deux secteurs essentiels.   

Ce chiffre est légèrement supérieur à ce que prévoyait l’INSEE, qui avait estimée début du mois d’Octobre une hausse à 0,2% pour finalement être à 0,3%. Une annonce qui a immédiatement suscité la satisfaction de Michel Sapin, Ministre des Finances.

 

Consommation des ménages et investissement des entreprises

Cette légère hausse est due à plusieurs éléments. D’une part, la hausse des dépenses de consommation des ménages  se sont redressées (+0,3% pour le 3ème trimestre contre 0,0% au second). La consommation rebondit avant tout grâce à la reprise des dépenses d’énergie qui affichent une hausse de 1,6 % après leur baisse de 2,1 %. Autre élément important, les achats de biens fabriqués connaissent également une hausse de 1 % même si ceux d’automobiles « sont stables, après deux trimestres de hausse ». Si l’alimentaire est à la peine avec un baisse de 0,2 %, du côté des services, les dépenses « continuent de progresser modérément (+0,2 % comme au trimestre précédent) ».

 

En matière d’investissement,  les entreprises françaises ont légèrement accélérées leur profit au troisième trimestre passant de +0,5% à +0,7%. Plusieurs bonnes performances ont été constatées dans l’industrie manufacturière et les services marchands. Alors que les dépenses d’équipement augmentent de 0,8 % dans l’industrie et de 0,9 % dans les services, elles baissent en effet de 0,8 % dans le secteur de la construction.

Seul inconvénient qui vient freiner cette hausse, le commerce extérieur (-0,7% après +0,4 point au 2T).

 

 

Bilan positif en vue de 2016

Si cette croissance se prolonge, elle permettra d’engranger une petite réserve de marche pour 2016. En effet,  pour résumer, la croissance d’une année donnée se joue essentiellement sur le niveau d’activité du premier trimestre et du dernier trimestre de l’année précédente. Le ministre des finances poursuit en affirmant que la croissance pour l’année 2015 sera au minimum de 1,1%. Autrement dit, même si la croissance devait être nulle au quatrième trimestre, le produit intérieur brut augmentera de 1,1% sur l’ensemble de l’année.

« C’est ce qu’on appelle dans notre jargon l’acquis de croissance », nous sommes entrés dans une nouvelle phase. Cela présage, sans pour autant que ce soit une certitude, une croissance plus élevée pour l’année prochaine », a ajouté M. Sapin.

 

Camille Nattier

Écrit par camille nattier