Les propos de Manuel Valls sur le FN sévèrement jugés

Sur Europe 1 hier, le premier ministre Manuel Valls a exprimé sa peur du FN et de sa probable victoire aux élections présidentielles de 2017. Des propos qui ont vite suscité les critiques des personnalités politiques, de gauche comme de droite. 

« Quand on est Premier ministre, on n’a pas à avoir peur » a déclaré l’ancienne ministre UMP Rachida Dati, qui s’est dite « très choquée » de la déclaration de Manuel Valls. Dimanche 8 mars, le premier ministre a bousculé plus d’une personne en faisant part de sa principale crainte.« Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays ? C’est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales. » Si le parti d’extrême droite provoque effectivement l’inquiétude de la plupart des organismes politiques, ces derniers n’ont pas hésité à condamner la déclaration du premier ministre.

Tous ont globalement jugé Manuel Valls passif face à la montée du FN. «Qu’est-ce que je préférerais avoir des mesures chocs plutôt que des formules chocs», avoue le député UMP de l’Aisne Xavier Betrand« Ça va bien les mots, ça va bien les discours, ça va bien les déclarations. Ce sont des résultats qu’il faut, ce sont des actes qu’il faut. » 

De son côté, le président du MoDem François Bayrou a déclaré sur le plateau de RTL que « le vocabulaire de la peur, de l’angoisse, ne devrait pas être le vocabulaire des gouvernants ».

Jean-Marie Le Pen, quant à lui, a avancé une « phraséologie (…) assez fasciste ». Des réactions violentes à l’encontre du premier ministre : est-ce là un faux pas qui pourrait lui coûter cher ?

Maximilien Cagnard.

Écrit par maxantoine