Les policiers manifestent en toute légalité

Ce mardi 13 décembre aura lieu la première manifestation légale des policiers depuis le début de leur mouvement. Deux mois après l’attaque de quatre fonctionnaires aux cocktails molotov à Viry-Châtillon (Essonne), les forces de l’ordre ont enfin reçu l’autorisation d’exprimer leur mécontentement.

« On ne fera jamais l’unanimité mais on doit être une majorité. » C’est grâce à Maggy Biskupski, présidente de l’association de Mobilisation des Policiers en Colère (AMPC), que les forces de l’ordre ont enfin obtenu le droit de manifester légalement. En déclarant à la préfecture le rassemblement de ce mardi 13 décembre (et en obtenant l’accord de l’administration), l’AMPC a donc permis aux policiers de respecter la procédure. Et d’exprimer leur mécontentement en toute légalité.

Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, Maggy Biskupski expliquait ainsi la nécessité de créer une entité provisoire destinée à défendre l’intérêt des services de police en ces temps troublés.

 

Cette manifestation intervient alors que les revendications des forces de l’ordre sont restées sans réelle réponse du gouvernement. Les conditions de travail des policiers se font de plus en plus dures, et leur environnement de plus en plus hostile, menace terroriste oblige.

Le syndicat Alliance a part ailleurs incité les policiers à faire grève et à moins verbaliser pour n’intervenir qu’en cas d’urgence. Une mesure controversée qui a déjà engendré des baisses significatives du nombre de contraventions au mois de novembre 2016 par rapport à ceux enregistrés à la même période l’année dernière. 

Contacté, le syndicat UNSA police n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Léa Cardin

Écrit par iejpedago