Les nouvelles étiquettes alimentaires

Un nouveau règlement à propos de l’étiquetage nutritionnel est entré en vigueur mardi 13 décembre. Des disposions qui concernent tous les États membre de l’Union européenne.

Les industriels européens sont désormais obligés de détailler la composition exacte de leurs produits. La nouvelle réglementation européenne, mise en place mardi, vient changer l’étiquetage des produits alimentaires. Mais que cela veut-il  réellement dire pour les consommateurs ?

Le règlement européen, dit INCO, impose aux industriels d’indiquer plusieurs informations nutritionnelles: la valeur énergétique, les quantités de lipides, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel.

Jusqu’à présent, l’information nutritionnelle était facultative dans l’Union européenne. Désormais, un tableau lisible doit être placé sur l’emballage des produits. Ils sont tous concernés, à l’exception des « denrées alimentaires non transformées ou des produits pour lesquels les informations nutritionnelles ne sont pas considérées comme étant un facteur déterminant dans la décision d’achat du consommateur », précise l’European Food Information Council (Eufic)

D’autres informations complémentaires peuvent également être données volontairement, comme par exemple les vitamines, minéraux, fibre, acides gras mono-insaturés et autres.

Ces modifications étaient prévues depuis 2011. D’autres mesures avaient déjà été mises en place entre temps, comme le signalement obligatoire des éléments allergènes en 2014, ou la mention obligatoire de l’origine de la viande. Cette dernière mesure est d’ailleurs renforcée par la nouvelle réglementation, qui prévoit également l’indication obligatoire de l’origine du miel, de l’huile d’olive, des fruits et des légumes frais.

Ces nouvelles mesures cherchent à valoriser une alimentation plus saine, en aidant le consommateur dans ses choix alimentaires. Mais ces données restent bien compliquées à interpréter. C’est pourquoi certains consommateurs proposent d’aller plus loin, en instaurant par exemple un système de pastilles de couleurs : les produits les plus sains en vert et les plus gras et sucrés en rouge. Une pétition circule actuellement pour que cette mesure soit mise en place.  L’État français a mis en place une expérimentation dans ce sens, afin de déterminer quel système est le plus fonctionnel. 

Juliette Hirsch

Écrit par iejpedago