Les JO 2024 à Paris, nous y étions (2/4)

À la manière des short stories des quotidiens anglo-saxons, nous vous proposerons un chapitre par jour de JO 2024, nous y étions. Une fiction chauvine à souhait visant à se projeter dans un monde utopique, où Paris organiserait les JO en 2024, le tout en essayant de rester cohérents. En d’autres termes, nous avons écarté les inventions futuristes pour éviter que le récit ne prenne des allures d’écrit d’invention d’élève de CM2.

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Chapitre 2 : Usain Bolt, cet ancien

Paris. 13 juillet. C’est dans un Parc des Princes comble que débutent les Jeux. Au même titre que le Stade de France la veille, l’antre du Paris-Saint-Germain retrouve ses lettres de noblesse et affiche une ferveur oubliée de tous. En 2017, lors de l’annonce des résultats, Doha a été ignorée par le CIO au détriment de Paris, des JO au Qatar n’étant vraisemblablement pas dans les plans du moment. Conséquence -drastique, certes- : plus de Qatar au PSG, et l’abandon de toute opération dans l’Hexagone. Conséquence (bis) ? Un PSG ruiné, des stars sur le départ, une Ligue 2 ravie. Mauvais perdants, les Qataris.

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Trêve de remords. Lors du la session livetweet de la veille visant à déterminer l’épreuve du lendemain, le 100 mètres fut voté à la majorité absolue. En même temps, c’est le « main event ». Ah, l’impatience française. Ainsi, c’est sous un soleil de plomb que les sprinteurs, chaussures en carbone aux pieds, Google Glass sur le nez, font leur entrée. Dans les tribunes, les speakers des télés du monde entier s’enthousiasment. Même Usain Bolt, le consultant de la BBC, héros en son temps avec ses 9.58, ne peut contenir son émotion. Il faut dire que depuis l’apparition des Nike Carbon et de la nouvelle école du sprint, le champion fraîchement retraité n’a pas vraiment de quoi se réjouir. Lors de tests, les premières courses avec la chaussure en carbone ont donné… un temps de 7.87 ! S’en est suivi une scission dans le milieu de la course. D’un côté, les « pionniers » (Usain Bolt, Christophe Lemaitre et co), prônant la course pure, et les performances dues au travail, à la musculation et la technique. Leur slogan ? « Nous sommes des humains, non des transhumains. » En face, les « youngsters », ces jeunes nés dans les années 2000. Considérés comme flemmards par les anciens, ils vénèrent les avancées technologiques, ne voyant en elles aucune atteinte à l’éthique sportive, mais plus un moyen d’aller au-delà du corps humain.

Couloir 4. Le champion du public. Elliot Nanta. Après des performances de classe mondiale aux championnats du monde, le Niçois se sait attendu. Sur les écrans géants, des images d’archive du prodige. On your mark. D’un seul homme, le public fait silence. Ready. La tension est insoutenable, et l’espoir laisse place à l’anxiété. Set. Les athlètes sont hors du temps, en aparté avec eux-mêmes. Go.

À suivre le 12/03

Mehdi Karam

Écrit par mmy