Les grands chiffres de l’agriculture biologique

Le lundi 7 novembre 2016, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé une enveloppe de 50 millions d’euros pour permettre d’accompagner les agriculteurs. Cette annonce devrait permettre à plus de producteurs de se lancer dans le bio.  

« La Bio » est partout. A la télévision, dans les supermarchés, dans la rue. Tout est fait pour que les citoyens adoptent un nouveau régime alimentaire : manger sain, manger biologique. Ce « forcing » pourrait avoir un effet dissuasif, pourtant, il en est tout autre. C’est bien simple, en l’espace d’une dizaine d’années, la consommation de produits biologiques par les Français a presque doublé. D’après une récente étude de l’agence BIO / CSA, 9 Français sur 10 (soit 89%) mangent bio au moins occasionnellement. 65% consomment régulièrement contre seulement 37% en 2003.
Mieux encore, les résultats de cette même étude montrent que plus de 8 Français sur 10 (82%) achètent des produits bio et 55% le font régulièrement. En 2003, ces chiffres étaient respectivement de 43% et 33%.

Un marché plus que lucratif

Ces excellents résultats se reflètent forcément dans le marché bio. On estime qu’en 2015, il aurait gagné plus de 10% par rapport à 2014 pour atteindre un chiffre record de 5,5 milliards d’euros. La majorité vient de la consommation à domicile des ménages (4,83 milliards d’euros).
Le marché de la consommation a progressé de 20% seulement entre 2012 et 2014 et la consommation de produits bio à domicile est estimé à 2,5% du marché alimentaire total.

On estime qu’en France, 1,32 million d’hectares est engagé en agriculture biologique. C’est 17% de plus que 2014 et cela permet à la France d’être la troisième surface agricole en Europe. Derrière l’Espagne et l’Italie. En cohérence avec cette expansion de terres, la France compte également aujourd’hui un total de 42 216 opérateurs exerçant des activités bio (+7,2% par rapport à 2015).

Enfin, le marché de l’agriculture biologique génère directement près de 100 000 emplois dans le pays, toujours selon les chiffres de l’Agence BIO.

L’agriculture biologique sert donc les deux parties. Aussi bien les consommateurs qui sont 93% à avoir l’intention de maintenir leur consommation de produits bio mais également les entreprises et les agriculteurs dont les parts de marché n’arrêtent pas de croitre.

A la vue de la croissance exponentielle du marché, mais aussi de la consommation de produits issus de l’agriculture biologique, il n’est pas insensé de penser qu’une agriculture 100% biologique pourrait bientôt être la norme.

Kevin Hiot

Écrit par iejpedago