Les fragilités de Bolloré dans les médias

Dans la tourmente de la grève à I Télé, Vincent Bolloré est de plus en plus contesté, tant au niveau de ses capacités managériales que de son sens des affaires dans les médias.

Alors que la chaîne d’info en continu I Télé entame son deuxième mois de grève, beaucoup s’interrogent sur les méthodes et stratégies du grand patron du groupe Canal+.

Non seulement à la tête des conseils de surveillance du groupe Canal+ et de Vivendi, Vincent Bolloré est également le président-directeur général du groupe industriel Bolloré. Alors que beaucoup le pensaient super-manager, l’homme d’affaires a commis plusieurs erreurs qui l’ont fragilisé depuis plus d’un an. Premièrement il a sous estimé la concurrence médiatique. L’industriel s’est contenté d’un accord de distribution exclusive avec BeIN Sports. Il n’avait pas prévu l’arrivée des opérateur tel que SFR dans les droits sportifs. Résultat, Canal + a perdu la diffusion de la premier League.

Vincent Bolloré apparaît aussi comme un mauvais négociateur avec ses animateurs de télévision. Il a notamment précipité le départ d’Antoine de Caune en 2015 et provoqué celui de Yann Barthes à la tête de l’émission en clair la plus regardée de la chaine (Le Petit Journal). L’homme d’affaires n’a pas l’air d’être le genre de patron à chouchouter ses employés. Il est même détesté par certains d’entre eux. A l’exemple des salariés d’I Télé qui manifestent contre la précarité croissante au sein de leur rédaction, mais aussi contre la suppression de nombreux postes.

Le mouvement « anti-Bolloré » s’étend même sur les plateaux de télévision. En effet, samedi, Laurent Baffie, chroniqueur dans « Salut les Terriens » sur C8, invité de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, a adressé deux doigts d’honneur à son grand patron.

En plus de se mettre ses salariés à dos, Vincent Bolloré connaît aussi un retrait de 10% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.

Alizée LANZARINI

Écrit par Alizee Lanzarini