Les femmes handicapées subissent plus de violences que les femmes valides 

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les femmes handicapées ou ayant des problèmes de santé subissent plus de violences que les femmes valides. Retour sur un fléau méconnu.

Aveugle, elle ne peut pas voir son agresseur. Muette, elle ne peut pas crier. Dans un fauteuil roulant, elle ne peut pas courir pour lui échapper.

« Les handicaps des femmes décuplent dans un premier temps les probabilités qu’elles soient victimes de violences avant de réduire à peau de chagrin leurs possibilités de défense », pointe le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dans son bilan du quatrième plan interministériel contre les violences faites aux femmes, publié ce mardi.

Selon l’ONU, plus de la moitié des femmes handicapées d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont victimes de maltraitance, contre un tiers des femmes valides.

L’agresseur n’est pas forcément un inconnu. Dans un rapport consacré aux violences subies par les femmes handicapées publié en 2012 et repris par l’ONU Femmes, la faculté américaine de droit de Northeastern affirme que «l’agresseur peut être l’aidant, quelqu’un dont la personne est dépendante pour les soins ou la mobilité».

Un numéro d’écoute  a été créé par l’association Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA) en 2015. Dédié aux femmes handicapées victimes de violences, l’association reçoit en moyenne 51 appels par jour.

Céline Nourrisson

Écrit par Celine Nourrisson