Les femmes enceintes françaises sur-exposées aux produits de la mer

L’étude de Santé publique France est sans appel : les femmes enceintes françaises sont sur-exposées aux métaux présents dans la mer. Et cela passe par différents moyens d’imprégnations, dont la principale cause est la nourriture.

La liste des interdits va-t-elle encore s’allonger pour les femmes enceintes. Après l’alcool, le tabac ou encore le poisson cru, c’est maintenant au tour des produits de la mer en général dont il faut se méfier. Selon une étude de Santé publique France publiée ce mardi, et révélée par Le Monde, les femmes seraient sur-exposées à l’arsenic et au mercure, deux métaux particulièrement dangereux et essentiellement présents dans les huîtres, les poissons etc…

Cette « sur-imprégnation » de produits maritimes pourraient engendrer un bébé prématuré, des malformations congénitales, ainsi qu’un petit poids au moment de la naissance. A long terme, ils pourraient provoquer un risque de cancer, ou un atteinte du système reproducteur.

Que dit l’étude ?

Pour aboutir à ces résultats, l’étude s’est appuyée sur certains examens, effectués sur des femmes au moment de l’accouchement. Le résultat est sans appel, puisque pratiquement 100 % des femmes testées se sont révélées positives à la présence de métaux. Au total, treize substances ont été enregistrées en plus de l’arsenic et du mercure : on y trouve de l’aluminium, de l’antimoine, du cadmium, du césium, du chrome, du cobalt, de l’étain, du nickel, du plomb, de l’uranium et du vanadium…

Autant de substances considérées de base comme cancérogènes.

Pour les chercheurs, nul doute que le problème vient des produits de la mer : « Le principal contributeur de l’exposition des femmes enceintes françaises au mercure organique, principale forme du mercure mesurée dans les cheveux, est la consommation de produits de la mer. Plus précisément, la consommation de poisson, de coquillages et de crustacés » peut-on lire dans l’étude. Les femmes ont également répondues à des questionnaires, chacune révélant ses habitudes alimentaires, où l’on peut remarquer une tendance à manger ce type d’aliments.

Si les poissons crus étaient déjà déconseillés lors d’une grossesse, le poisson cuit lui, n’a jamais été un problème. Il était même plutôt important. En effet, les poissons de mer contiennent un élément communément appelé le sélénium, permettant d’activer l’hormone thyroïdienne et ainsi, neutraliser le mercure en le complexant chimiquement.

Santé publique France préparait elle, de nouvelles recommandations pour 2018.

Fiona Henneman

Écrit par IEJ3A