Les confidences de Nicolas Sarkozy dans « Sept à Huit »
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Nicolas Sarkozy était dimanche soir l’invité de « Sept à Huit » sur TF1.

Aujourd’hui sort en librairie « La France pour la vie » , livre écrit par Nicolas Sarkozy. Un ouvrage dans lequel l’ancien président de la république parle de ses années au pouvoir. Dimanche soir, il était l’invité de « Sept à Huit » sur TF1. Il s’y confie sur certaines polémiques et sa présidence de la France.

« Les deux années qui ont suivies mon départ ont été heureuses. Force m’est de reconnaître que cet échec de 2012 m’a apaisé ». C’est le sourire aux lèvres et l’air apaisé que l’ancien président de la République s’assoit devant Thierry Demaizière, vêtu de son habituel costume-cravate.

En chute libre dans les derniers sondages (80% des Français dont 55% des sympathisants de son parti ne veulent pas de sa candidature en 2017), l’ancien président de la République a décidé de donner un coup de boost à sa campagne pour la primaire de Novembre.

Cette interview et la sortie aujourd’hui de son livre sont donc une nouvelle opération de reconquête de notoriété. Des confidences dans lesquelles il n’hésite pas à comme souvent piquer ses adversaires comme Bruno Le Maire qui avait déclaré que l’ancien chef de l’Etat a fait son temps et que «les vaincus ne reviennent jamais au pouvoir: « Mais Bruno ne devrait pas dire ça comme ça, puisque à ma connaissance, il a été battu à la présidence l’UMP. Par moi ». Il n’hésite pas également à tacler son successeur Francois Hollande, le qualifiant d’une personne « chaleureuse en privée et glacée en public ». Des petites piques toujours avec le sourire devenue une spécialité de l’ancien président français.

Quand on lui demande son plus grand regret lors de son mandat, il répond:
Je regrette d’avoir trop cédé à la pensée unique qui disait que j’étais un président qui en faisait trop alors que je vous en faire plus. J’aurais tellement voulu en faire plus ». Il regrette également d’avoir « retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de son quinquennat ». Et au sujet de sa possible candidature présidentielle, Nicolas Sarkozy répond de manière réaliste:  « C’est les Français qui répondront. La question de ma candidature n’est pas automatique. Je n’irai que si c’est utile »

Et bien entendu, la question devait arriver la polémique du fameux « Casse toi pov’ con » lors de sa visite au salon de l’agriculture en 2008 qu’il regrette encore aujourd’hui: « Jamais je n’aurais du dire ça. J’ai abaissé la fonction présidentielle.».

Il n’échappe pas également à a question « Ce livre est-il un plan de com’?» à laquelle il répond sereinement: « Ce livre est un essai de discussions et d’échanges avec les français, pas un plan de com. »

Plan de com’ pour remonter sa côte de popularité dans les sondages ou lettre ouverte pleine de sincérité ? Si on ne peut pas encore répondre à cette question, on constate que l’ancien président de la République a montré un visage serein et confiant à quelques mois de la prochaine primaire.

Maxime Girot

Écrit par Maxime Girot