« Les cols rouges » passent à la barre

Commissaires priseurs, manutentionnaires. Ce lundi 15 mars, 50 prévenus sont amenés à comparaitre devant le tribunal pour « association de malfaiteurs ».

44 cols rouges, quatre commissaires priseurs, un directeur des ventes et un employé seront jugés au tribunal correctionnel de Paris dans le cadre du procès des « cols rouges » qui débute aujourd’hui.

« Les cols rouges », de qui parle t-on ? C’est à Drouot au sein de la salle des ventes parisiennes qu’ils exerçaient leur fonction. Veste noire, cols rouges, ils appartenaient tous à l’Union des commissaires de l’hôtel de vente (UCHV). Originaire pour la plupart de Savoie, ils s’occupaient de la manutention et s’assuraient du bon transport des objets mis en vente.

Les origines du procès. Il faut donc remonter à 2009 pour voir le premier scandale éclaté au sein de la salle de vente. La disparition d’objets interroge, interpelle, et « les cols rouges » sont immédiatement accusés d’avoir volé que ce soit chez les particuliers ou à Drouot même. Ils s’en défendent en tentant de mettre en lumière certains agissements des commissaires priseurs qui auraient inclus ces objets dérobés dans leur catalogue de vente. Drouot est alors au centre des attentions et on se demande si le temple des enchères va survivre à ce scandale inédit.

Quelle place pour Drouot dans cette affaire ? Victime, coupable, accusé. Depuis le début de l’affaire, la position de Drouot patrimoine est très claire et n’a pas évolué. L’entreprise se place en partie civile et se défend de toute accusation afin de se faire entendre en victime. Toujours est-il que les 4 commissaires priseurs en charge ne pouvaient ignorer la présence d’objets dérobés au sein de leurs ventes.

Face au tribunal et aux plaignants, « les cols rouges » devront se justifier pour un verdict qui sera prononcé le 4 avril prochain.

 Keawin Henry

Écrit par Keawin Henry