Les chevaliers blancs, entre le bien et le mal

Trois ans après le film « à perdre la raison »,  Joachim Lafosse revient en force avec « Les chevaliers blancs ».Une histoire tout droit inspirée de la troublante affaire de l’arche de zoé survenue en octobre 2007. 

Jacques Arnault, président de l’ONG humanitaire « Move for kids » a un projet de taille : ramener plus de trois cents enfants orphelins tchadiens, en France afin qu’ils puissent être adoptés. Sur le terrain, les choses ne se se déroule pas comme prévu: guerre, désaccords et dures négociations se mêlent au projet. Un scénario qui fait écho à l’affaire de l’arche de zoé.

Dans ce film, on retrouve un homme incertain. À la fois sincère dans son projet de sauver ces jeunes, mais aussi incapable de se rendre à l’évidence de la dure réalité. L’amateurisme, l’irresponsabilité et l’aveuglement de ceux qui voulaient « faire le bien » est exposé tout au long du drame.

Une fois de plus, on retrouve un réalisateur belge au style juste, qui confirme toute sa qualité, et expose la complexité humaine à dissocier le bien du mal de notre société contemporaine. Tourné dans le desert du Maroc, « Les chevaliers blancs » est un film neutre qui évite de prendre parti  autant pour les Français touchés directement ou indirectement par  l’enlèvement d’enfants, les autorités ou encore les forces de police présentes.

 

Anastasia P

Écrit par Anastasia Popovici