Les ATSEM en grève pour faire reconnaître leur travail

Elles sont indispensables pour l’éducation des enfants des écoles maternelles et pourtant ce sont les employées les moins heureuses dans leur profession. Les ATSEM appellent à la grève ce mercredi 14 décembre. Leur objectif ? Se faire entendre pour améliorer leurs conditions de travail.

Les ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) se rassemblent ce mercredi matin à l’appel de plusieurs syndicats pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur travail. Elles chantent sur des airs de chansons enfantines comme « Pirouette cacahuète », sont vêtues de leur gilet jaune floqué « ATSEM EN GREVE » et sont bien décidées à faire entendre leurs revendications.

Isabelle 47 ans, ATSEM dans un village des Yvelines, relève un « ras-le-bol de servir à tout ». « On est utilisées et si ça continue comme ça, on sera usée avant l’heure », soupire-t-elle. Sandrine, 38 ans, est du même avis, « d’autant plus que nous ne sommes pas à l’abri d’un licenciement, précise-t-elle. Nous ne sommes pas au même niveau que les professeurs des écoles en terme de titularisation de poste. »

Maux de dos

Depuis le début de l’année 2016, les ATSEM sortent de l’ombre. C’est un métier dont personne ne parle, elles sont très peu connues mais une enquête datant de janvier 2016 de la CGT montre que ces agents territoriaux sont victimes de problèmes de santé liés à leur environnement de travail et l’accomplissement de leurs tâches. « Les maux de dos sont devenus mon quotidien et ça fait 10 ans déjà que je paye une séance d’ostéopathie tous les 3 mois minimum pour remettre mon corps en place », confirme Evelyne, 54 ans, ATSEM dans les Hauts-de-Seine.

A l’inverse, certaines structures prennent soin de leurs employés. Margot, 22 ans, qui a commencé dans le métier il y a 3 ans, ne rencontre pas les mêmes problèmes que ses consœurs : « Je suis vraiment triste d’apprendre que mes collègues du reste de la France sont autant dans le mal-être au boulot, car moi je ne suis vraiment pas victime de ça ! Peut être que je suis trop jeune pour connaître tous les inconvénients de mon métier… En tout cas, je ne peux pas critiquer mon établissement. »

Parallèlement à cette journée de mobilisation, une pétition a été lancée pour alerter les ministres de la Fonction publique et de l’Education nationale, Annick Girardin et Najat Vallaud-Belkacem.

Maureen Jean-Baptiste

Écrit par iejpedago