Les athées seraient-ils plus altruistes que les religieux ?

Une étude américaine, publiée jeudi 5 novembre dans la revue Current Biology, conclue que les enfants élevés par des parents « non religieux » sont plus altruistes que ceux élevés avec des valeurs religieuses.

L’étude a été menée auprès de 1.170 enfants, âgés de 5 à 12 ans, habitants dans 6 pays différents. Ces enfants ont été divisés en trois groupes : les chrétiens, les musulmans et les « non-religieux ».

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Des enfants chrétiens allant à la cérémonie de première communion (Wikimedia Commons https://commons.wikimedia.org)

Une étude en 3 étapes

D’abord, les chercheurs ont demandé aux parents d’évaluer le degré d’empathie de leur progéniture : les niveaux estimés par les parents religieux étaient plus élevés que ceux des parents non-croyants.

Les enfants ont ensuite été soumis à deux tests. Le premier consistait a évalué le niveau de méchanceté présenté dans des vidéos d’autres enfants entrain de se pousser, de trébucher… et le degré de punitions « mérités » par les fautifs. Les enfants élevés avec des valeurs religieuses ont en moyenne proposer des punitions plus sévères que les athées.

Le deuxième test consistait au « jeu du dictateur », pour mesurer leur degré de générosité : l’enfant devait choisir 6 autocollants sur 30, puis leur était demandé s’ils acceptaient d’en offrir à d’autres écoliers qui n’en ont pas eu.

L’enquête, menée par le neuro-biologiste Jean Decety et son équipe, « remet en question le fait que la religion serait vitale pour le développement moral, et appuie l’idée que la sécularisation du discours moral ne va pas diminuer la bonté humaine – en fait, elle ferait tout le contraire ».

Marie de Brauer

Écrit par jolivier.busi