Les 35h fêtent ses 15 ans

La réduction de la durée légale du travail, plus connue sous le nom de « loi des 35 heures » a fêtée le 1er janvier son quinzième anniversaire. Bilan d’une loi sujette aux polémiques.

Peu d’emplois créés, intensification du travail pour les salariés, mais aussi, perte de compétitivité des entreprises françaises.

Une fourchette donnée par l’ OFCE (l’Observatoire français des conjonctures économiques) montre que la loi Aubry aurait permis la création de 320 000 à 350 000 emplois sous la période Jospin, mais la difficulté est de savoir si cet accroissement résulte plus de la croissance économique ou de la mise en place des 35 heures.

La loi Aubry serait, selon ses détracteurs, responsable d’une baisse de compétitivité. Le creusement considérable du déficit extérieur depuis le début des années 2000, et surtout la baisse des exportations françaises sont de plus en plus associées aux 35 heures. Une thèse que soutient la droite, mais aussi le patronat.

Même si les entreprises ont pu encaisser la réforme, en préservant, leur productivité, c’est au prix d’une dégradation des conditions de travail des salariés dans certains secteurs. Et notamment dans l’industrie, où l’intensification du travail n’a pas été sans conséquences sur la santé des ouvriers.

De son côté, le gouvernement assure à la fois qu’il n’est « pas question » de la remettre en cause, mais souligne qu’il n’y a « pas de tabou » sur un assouplissement.

 Louise Druart 

Écrit par loupauline