Le président de la République vient de présenter son plan d’urgence contre le chômage. Les principaux volets concernent la formation, l’apprentissage et les aides à l’embauche. Leurs résultats détermineront son éventuelle candidature à un second mandat en 2017 tandis qu’il entre dans la dernière année pleine de son mandat.

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François Hollande avait fait l’inversion de la courbe du chômage, une priorité de son mandat. (source photo ©Flickr)

« Je demande à être jugé à la fin du quinquennat sur l’inversion de  la courbe du chômage, c’est la seule promesse qui compte aux yeux des Français».  Afin d’honorer cet engagement substantiel de son programme, François Hollande a multiplié les annonces.

500 000 Formations pour les chômeurs

François Hollande peut d’ores et déjà s’appuyer sur l’effort de 80 millions d’euros par rapport au financement de l’année dernière que les partenaires sociaux se sont accordés à concéder. Les formations ainsi générées cibleront les chômeurs les moins qualifiés en favorisant des secteurs d’avenir comme le numérique ou l’environnement.

Une aide à l’embauche exceptionnelle pour les TPE et PME

Une prime 2000 euros pour toute embauche d’un salarié rémunéré jusqu’à 1,3 fois le smic a été annoncée. Cette mesure, qui sera en phase de test pour une durée de deux ans, va « dans la bonne direction » selon Pierre Gattaz, président du Medef.

1000 Postes affectés à l’apprentissage en alternance dès 2017

François Hollande a également présenté une augmentation des contrats de professionnalisation, qui devraient passer à 50.000 bénéficiaires, contre 8.000 actuellement.

Quant au financement du plan, le ministre des finances, Michel Sapin, a précisé qu’il coûtera deux milliards d’euros. Un montant qui sera, selon lui, compensé intégralement par des économies réalisées dans d’autres secteurs. 

Selon un sondage Odoxa récent, 77% des Français pensent que ce plan d’urgence ne fera pas baisser le chômage. Dans l’opposition, on considère qu’il vise davantage à sortir les chômeurs des relevés mensuels en les classant parmi les actifs en formation plutôt qu’à enclencher une réelle démarche de qualification des chômeurs.

 John Barrot

Écrit par John Barrot