Leïla Alaoui, une beauté fauchée

La photographe franco-marocaine, Leïla Alaoui, est décédée ce lundi matin après avoir subi l’attaque terroriste qui visait un café de Ouagadougou, au Burkina Faso.

Leïla Alaoui grandit au sein d’une famille bourgeoise marocaine à Marrakech. Toutes les personnes qui ont eu la chance de la croiser, parlent d’elle comme une personne simple, talentueuse et constamment dans la générosité. Bien qu’elle ait côtoyé de près des gens venant de milieux aisés, « elle a toujours gardé une distance pudique ». Ce qui l’intéressait, « c’était la vraie vie des gens » témoigne sa mère. La jeune photographe passait son temps à faire le tour du monde. Deux fois, elle avait été proche des lieux des attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New-York et du 13 novembre 2015 à Paris.

Vendredi dernier, le 15 janvier, l’attaque djihadiste à l’encontre d’un hôtel et d’un café dans le centre de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso lui est fatale .Trente personnes tombent sous les balles des assaillants. Leïla et son chauffeur, Mahamadi Ouédraogo, font partie des victimes. Blessée et transportée dans une clinique, Leïla succombera à ses blessures trois jours plus tard. Cette triste nouvelle a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.


Plusieurs critiques ont toutefois été émises par des proches de la photographe sur la manière dont la France avait réagi après l’attentat. Notamment son frère:

«Les autorités françaises ne se sont manifestées que le lundi vers 14 heures ou 15 heures pour la voir à l’hôpital», alors que «j’avais appelé personnellement le consul dimanche matin».

De plus, il déplore de n’avoir été accueilli à l’aéroport burkinabé que par des représentants de l’ambassade du Maroc, qui «étaient les seuls à être là». La mère de la photographe, qui s’était émue de l’attitude des autorités françaises alors que sa fille était hospitalisée, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le président François Hollande a tenu à présenter ses condoléances à la famille, tandis que le gouvernement et les députés ont observé mardi une minute de silence en hommage à toutes les victimes de l’attaque. Deux autres Français ont trouvé la mort dans les attaques de Ouagadougou ainsi qu’un Portugais vivant en France.

 

Clément Briole

Écrit par Clement Briole